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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Anneau contraceptif : effets secondaires

CONTRACEPTION Mis à jour le 19 septembre 2026

Les effets les plus souvent rapportés avec l’anneau vaginal sont les céphalées, les infections vaginales et les pertes vaginales. La notice belge validée par l’AFMPS les range dans la catégorie « fréquent », qui peut concerner jusqu’à une femme sur dix, et le résumé des caractéristiques de NuvaRing, publié par l’ANSM, les chiffre à 5 à 6 % des femmes. S’y ajoutent une gêne locale liée à l’anneau et des saignements irréguliers. Le caillot sanguin, rare, reste l’effet potentiellement grave, et quelques signes imposent de retirer l’anneau et de consulter sans attendre.

Anneau contraceptif : effets secondaires

Les céphalées, les infections vaginales et les pertes arrivent en tête

Ces trois effets arrivent en tête des événements rapportés avec l’anneau, et la notice belge approuvée par l’AFMPS les place dans la catégorie « fréquent ». Cette catégorie peut concerner jusqu’à une femme sur dix. Elle rassemble aussi la migraine, l’humeur dépressive, la baisse de la libido, les douleurs mammaires, l’acné, la prise de poids et l’expulsion de l’anneau. Aucun de ces effets n’est propre à l’anneau : la liste recoupe celle des autres contraceptifs combinés.

Ce que « fréquent » et « rare » veulent dire exactement

Une notice classe les effets par fréquence, pas par gravité, selon des intervalles fixés. Le résumé des caractéristiques publié par l’ANSM en distingue quatre : fréquent pour au moins 1 femme sur 100 et moins de 1 sur 10, peu fréquent pour au moins 1 sur 1 000 et moins de 1 sur 100, rare pour au moins 1 sur 10 000 et moins de 1 sur 1 000. Un effet rare peut donc être plus grave qu’un effet fréquent.

Effets rapportés avec l’anneau vaginal, par fréquence, d’après la notice de NuvaRing approuvée par l’AFMPS en avril 2026.
Fréquence Ce que la notice y range
Fréquent, jusqu’à 1 utilisatrice sur 10 Céphalées et migraine ; pertes vaginales, infection vaginale à levures, démangeaison génitale, inconfort dû à l’anneau ; humeur dépressive, baisse de la libido ; douleurs mammaires, douleurs pelviennes, règles douloureuses ; acné ; prise de poids ; expulsion de l’anneau.
Peu fréquent, jusqu’à 1 sur 100 Vertiges et vision troublée ; vomissements, diarrhée ou constipation ; infection urinaire ; douleurs dorsales et musculaires ; règles modifiées, syndrome prémenstruel ; sécheresse ou brûlure vaginale ; poussée de tension artérielle.
Rare, jusqu’à 1 sur 1 000 Caillot veineux, comme une thrombose d’une jambe ou une embolie pulmonaire ; caillot artériel, comme un infarctus ou un accident vasculaire cérébral ; écoulement du mamelon.
Fréquence indéterminée Chloasma ; irritation du pénis du partenaire ; anneau qui adhère à la paroi vaginale et demande l’aide d’un soignant pour être retiré ; lésion vaginale liée à une rupture de l’anneau.

La liste mélange deux origines. Une part des effets appartient à la classe des estroprogestatifs plutôt qu’au dispositif. L’acné sous contraception hormonale en donne l’exemple, et la baisse de la libido se rencontre avec l’ensemble des méthodes combinées.

La gêne, les pertes et les infections tiennent au dispositif

Le CBIP note que les voies vaginales exposent aussi à des réactions locales, une mention qui ne vaut pas pour la voie orale. Dans la liste de l’AFMPS, cela se traduit par les pertes vaginales, l’inconfort dû à l’anneau, la démangeaison génitale, la sécheresse vaginale et l’irritation du pénis du partenaire.

Pertes inhabituelles, colorées en jaune, en vert ou en brun, ou malodorantes, ou fortes douleurs dans le bas du ventre : l’ANSM demande un avis médical. Une infection vaginale à levures, le muguet, se traite sans que l’efficacité de l’anneau soit modifiée, précise le résumé des caractéristiques.

Un cas rare mérite d’être connu. Lorsque l’anneau reste dans le vagin mais ne se laisse pas retirer, l’ANSM demande de ne pas utiliser d’objet pour le récupérer et de consulter un médecin ou une sage-femme. La notice signale aussi des envies d’uriner fréquentes ou douloureuses avec un anneau introuvable, qui peuvent traduire un placement accidentel dans la vessie.

Les saignements irréguliers et le moment où ils apparaissent

Dans une étude comparative sur 13 cycles citée par le résumé des caractéristiques de l’ANSM, les spottings et les saignements irréguliers sont restés peu fréquents chez les utilisatrices de NuvaRing, entre 2,0 et 6,4 %. Les hémorragies de privation survenaient pendant la semaine sans anneau chez 58,8 à 72,8 % d’entre elles.

Des saignements imprévus peuvent apparaître entre les règles. La notice belge indique de laisser l’anneau en place et de poursuivre normalement, puis de consulter si les saignements irréguliers persistent, s’aggravent ou reviennent. Le résumé des caractéristiques demande davantage : quand une irrégularité apparaît alors que les cycles précédents étaient réguliers et que l’anneau a été utilisé correctement, il faut chercher une cause non hormonale et écarter une affection maligne ou une grossesse.

Avec un stérilet au cuivre ou un implant, les saignements suivent des profils et des délais différents de ceux de l’anneau.

Le caillot sanguin monte surtout la première année

Le risque veineux n’est pas propre à l’anneau, il est commun aux estroprogestatifs. La notice belge le chiffre sur une année : environ 2 femmes sur 10 000 sans contraception hormonale combinée, 5 à 7 sur 10 000 avec une pilule au lévonorgestrel, à la noréthistérone ou au norgestimate, et 6 à 12 sur 10 000 avec NuvaRing. Le risque est maximal pendant la première année, et il remonte lors d’une reprise après une interruption de quatre semaines ou plus. L’ANSM précise qu’une thrombose veineuse est fatale dans 1 à 2 % des cas.

Les données à long terme sur la voie vaginale restent limitées, note le CBIP. Leur risque de thromboembolie veineuse est probablement comparable à celui des contraceptifs de troisième génération, et les données sur les formes vaginales et transdermiques montrent un risque similaire ou plus élevé que le lévonorgestrel ou le norgestimate.

La notice belge et le résumé des caractéristiques citent plusieurs facteurs qui augmentent ce risque : un indice de masse corporelle supérieur à 30, un antécédent familial de thrombose avant 50 ans, une immobilisation prolongée ou une intervention chirurgicale, un âge au-delà de 35 ans et un accouchement récent. Le choix de la méthode se discute alors avec les antécédents qui écartent une contraception combinée. Un effet isolé ne suffit pas à trancher, et cette page ne remplace pas une consultation.

Un caillot ne se signale pas toujours à l’avance. La notice belge demande de consulter sans attendre devant un gonflement d’une jambe, une douleur ou une chaleur dans une jambe, un essoufflement soudain, une douleur thoracique aiguë, des battements de cœur rapides ou irréguliers, une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un côté du corps, une difficulté à parler ou à voir, ou un mal de tête soudain et sévère.

Une migraine qui change de fréquence impose le retrait

Une migraine n’est pas qu’un désagrément à supporter. Le résumé des caractéristiques publié par l’ANSM écrit que l’accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines pendant l’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné peut constituer un motif d’arrêt immédiat, parce qu’il peut précéder un accident vasculaire cérébral. Une migraine avec aura reste une contre-indication à toute la classe.

Un second signal est plus récent et moins connu. L’ANSM a publié le 11 août 2026 une information de sécurité sur le risque de méningiome associé au désogestrel et à l’étonogestrel, la molécule de l’anneau : une augmentation faible du risque pour un usage en cours et prolongé d’au moins un an. L’agence contre-indique l’étonogestrel chez les femmes qui ont ou ont eu un méningiome, et demande un avis rapide devant des maux de tête persistants, des troubles visuels, une faiblesse musculaire, des troubles de l’équilibre ou du langage, une perte de mémoire ou une épilepsie nouvelle.

Le chiffre publié porte sur le désogestrel, un progestatif proche : un cas supplémentaire de méningiome pour 67 300 femmes traitées. En Belgique, la version du CBIP datée du 15 septembre 2026 rattache la contre-indication de méningiome à deux autres progestatifs, la chlormadinone et le nomégestrol, et pas à l’étonogestrel.

Belgique : le CBIP reprend l’anneau vaginal avec le symbole J, qui ouvre une intervention spéciale pour les personnes de moins de 25 ans et pour les bénéficiaires de l’intervention majorée, sans limite d’âge. France : l’ANSM indique que l’anneau intravaginal n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie.

Les questions qui reviennent

Faut-il retirer l’anneau avant une opération ?

Quatre semaines avant une intervention chirurgicale programmée qui comporte un risque thromboembolique, le CBIP demande d’arrêter le contraceptif, et aussi en cas d’immobilisation prolongée des membres inférieurs. Le résumé des caractéristiques fixe la reprise au moins deux semaines après la remise en mouvement complète.

L’anneau protège-t-il des infections sexuellement transmissibles ?

La notice de l’AFMPS l’écrit : comme les autres contraceptifs hormonaux, NuvaRing ne protège ni contre le VIH ni contre les autres infections sexuellement transmissibles. Le préservatif masculin reste la protection qui couvre les infections transmises lors des rapports.

Que faire si l’anneau se casse ?

Une rupture est rare, et une lésion vaginale associée a déjà été rapportée. La notice belge indique de jeter l’anneau cassé, d’en poser un nouveau dès que possible et d’utiliser une méthode barrière pendant les sept jours suivants. Si un rapport a eu lieu avant que la rupture soit remarquée, elle demande de contacter le médecin.

Le poids et l’acné viennent-ils de l’anneau ?

Ces deux effets figurent parmi les plus fréquemment rapportés par l’ANSM, et la notice belge les classe comme fréquents. Le CBIP rappelle que la plupart des données sur les estroprogestatifs viennent d’études rétrospectives, qui ne distinguent pas les voies d’administration. Une variation apparue après la pose ne s’attribue donc pas à l’anneau sur ce seul indice, et ce qui est chiffré pour l’implant, le stérilet et l’injectable aide à poser la question au médecin.

Sources

  1. Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), Notice : information de l’utilisatrice, NuvaRing, 0,120 mg/0,015 mg par 24 heures, système de diffusion vaginal, étonogestrel/éthinylestradiol (notice approuvée en avril 2026), document source
  2. ANSM, Base de données publique des médicaments, NUVARING 15 microgrammes/120 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal, résumé des caractéristiques du produit (mis à jour le 12/12/2016), document source
  3. CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (version du 15/09/2026), document source
  4. ANSM, Anneau intravaginal, dossier thématique (publié le 05/01/2026, mis à jour le 11/08/2026), page de l’agence
  5. ANSM, Contraceptifs à base de désogestrel et d’étonogestrel : risque de méningiome et mesures pour minimiser le risque (11/08/2026), information de sécurité