L’anneau hormonal contraceptif est un anneau souple placé dans le vagin, qui diffuse en continu deux hormones, l’étonogestrel et l’éthinylestradiol. Il se pose le premier jour des règles, reste en place trois semaines, puis se retire une semaine avant la pose du suivant. Sa protection repose sur le blocage de l’ovulation.

L’anneau hormonal est un anneau vaginal qui diffuse deux hormones en continu
Le dispositif contient un progestatif, l’étonogestrel, et un œstrogène, l’éthinylestradiol. Le résumé des caractéristiques publié par l’ANSM précise qu’il libère en moyenne 120 microgrammes d’étonogestrel et 15 microgrammes d’éthinylestradiol par 24 heures.
Ces hormones traversent la paroi du vagin et passent dans le sang, ce qui évite le tube digestif. L’ANSM relève une biodisponibilité absolue d’environ 100 % pour l’étonogestrel, plus élevée qu’après une prise orale. L’endroit exact où repose l’anneau ne change pas sa protection, et sa composition exacte figure dans la notice du produit délivré.
En Belgique, le CBIP répertorie quatre spécialités de ce type : Circlet, Izzyring, Nuvaring et Ringafema.
Quatre semaines de tolérance, et trois heures hors du vagin
Le rythme de base tient en une phrase : trois semaines de port, sept jours de pause, puis un nouvel anneau le même jour de la semaine et à la même heure, même si les règles ne sont pas finies. Un nouvel anneau introduit avec plus de trois heures de retard peut voir sa protection diminuer, prévient l’ANSM.
Dépasser la date de retrait n’annule pas tout de suite la contraception. Le résumé des caractéristiques retient un seuil : une durée de port qui n’a pas dépassé quatre semaines laisse l’efficacité assurée, sans que ce rythme soit celui prévu. Au-delà de quatre semaines, la protection peut baisser et une grossesse doit être écartée avant la pose d’un nouvel anneau.
Hors du vagin, l’anneau garde trois heures de marge. En deçà, l’efficacité n’est pas réduite ; au-delà, elle peut l’être. Une pause qui dépasse sept jours impose un nouvel anneau dès que l’on s’en aperçoit et une protection complémentaire pendant les sept jours suivants, selon l’ANSM. Un rythme mensuel convient à certaines personnes et pas à d’autres : les critères qui départagent les méthodes se discutent avant la consultation.
Souvent proposé en seconde intention, parce qu’il se pose soi-même
L’ANSM écrit que l’anneau vaginal est généralement prescrit en seconde intention, parce qu’il demande de le mettre soi-même dans le vagin. Le geste ne pose pas de difficulté technique, mais il suppose d’accepter de toucher son vagin.
La prescription vient d’un médecin, d’un gynécologue ou d’une sage-femme, et la délivrance se fait en pharmacie. L’ANSM recommande un suivi médical au moins une fois par an. Les contre-indications sont celles de tous les contraceptifs hormonaux combinés : les antécédents et les situations qui ferment cette voie concernent le risque de caillot, la migraine avec aura et certaines maladies du foie ou du sein.
Belgique : le CBIP marque ces anneaux du symbole J, qui ouvre l’intervention spéciale prévue par l’INAMI pour les personnes de moins de 25 ans et pour les bénéficiaires de l’intervention majorée, sans limite d’âge. France : selon l’ANSM, l’anneau intravaginal n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie.
L’ANSM demande de consulter devant des pertes vaginales inhabituelles, colorées ou odorantes, ou de fortes douleurs dans le bas du ventre après la pose. Elle ajoute des maux de tête persistants, des troubles visuels, une faiblesse musculaire, des troubles de l’équilibre ou du langage, une perte de mémoire ou une épilepsie nouvelle, qui peuvent évoquer un méningiome. Un caillot se signale par un gonflement ou une douleur d’une jambe, un essoufflement soudain, une douleur thoracique aiguë, ou des battements de cœur rapides et irréguliers.
L’anneau hormonal ne travaille pas là où agit un stérilet hormonal
Les deux portent le nom d’hormonal, et la ressemblance s’arrête là. Un stérilet hormonal diffuse du lévonorgestrel dans l’utérus, où il empêche l’implantation de l’ovule fécondé et épaissit la glaire du col ; le CBIP rappelle que la quantité de lévonorgestrel qui gagne la circulation générale est très faible. L’anneau, lui, envoie ses deux hormones dans tout l’organisme.
| Méthode | Hormones | Voie et action principale | Un geste pour |
|---|---|---|---|
| Anneau vaginal | Étonogestrel et éthinylestradiol | Vaginale, blocage de l’ovulation | Un mois |
| Stérilet hormonal | Lévonorgestrel | Intra-utérine, action locale sur l’endomètre | Cinq ans, trois pour Jaydess, huit pour Mirena ou Levosert |
| Implant | Étonogestrel | Sous-cutanée, blocage de l’ovulation | Trois ans |
| Pilule combinée | Progestatif et éthinylestradiol | Orale, blocage de l’ovulation | Tous les jours |
Un stérilet hormonal couvre plusieurs années d’affilée, ce qui le place à part. Sa durée de protection et son action dans l’utérus ne se mesurent pas comme celles de l’anneau.
Aucun anneau hormonal n’existe pour les hommes
Le dispositif masculin vendu comme un anneau n’a rien d’hormonal. L’AndroSwitch, décrit par l’association belge O’YES ASBL, rapproche les testicules du corps et fait monter leur température de quelques degrés, ce qui altère la fabrication des spermatozoïdes. Aucune hormone n’y est diffusée.
Ses contraintes n’ont rien à voir avec celles de l’anneau vaginal. Il se porte au minimum 15 heures par jour, éveillé. L’efficacité se contrôle par un spermogramme tous les trois mois la première année, puis tous les six mois. L’association précise que la méthode n’est pas certifiée, qu’elle se limite à quatre ans et qu’il faut compter six à neuf mois pour retrouver sa fertilité après l’arrêt.
Les contre-indications et le suivi de l’anneau thermique masculin ne relèvent pas des mêmes règles qu’un contraceptif hormonal.
Les questions qui reviennent
Un anneau hormonal protège-t-il autant qu’une pilule ?
Bien utilisé, il est aussi efficace qu’une pilule contraceptive, et il réduit le risque d’oubli par rapport à elle, selon l’ANSM. Le résumé des caractéristiques rapporte un indice de Pearl de 0,96 en intention de traiter et de 0,64 en per protocole, sur près de 38 000 cycles. Cet indice compte les grossesses pour 100 années-femme.
Fumer change-t-il la donne ?
Le tabac augmente le risque vasculaire de tous les contraceptifs combinés. Le CBIP écrit que les femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer doivent être fortement encouragées à choisir une autre méthode. Le résumé des caractéristiques classe aussi l’âge au-delà de 35 ans et le tabagisme parmi les facteurs de risque du caillot artériel.
Un autre médicament peut-il réduire la protection ?
Certains traitements la diminuent. Le résumé des caractéristiques cite les inducteurs enzymatiques, dont la rifampicine, la carbamazépine, la phénytoïne, le millepertuis et certains traitements du VIH ou de l’hépatite C. Il demande alors une méthode barrière pendant tout le traitement et jusqu’à 28 jours après son arrêt.
L’anneau protège-t-il des infections sexuellement transmissibles ?
Aucun contraceptif hormonal ne protège des infections sexuellement transmissibles, et l’anneau n’y échappe pas, rappelle l’ANSM. L’efficacité réelle du préservatif face à ces infections répond à une autre question.
Sources
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), ETONOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL VIATRIS 120 microgrammes/15 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal : résumé des caractéristiques du produit (mis à jour le 10/01/2023), document source
- CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (version du 15/09/2026), document source
- ANSM, Anneau intravaginal, dossier thématique (publié le 05/01/2026, mis à jour le 11/08/2026), page de l’agence
- INAMI, Liste des contraceptifs faisant l’objet d’un remboursement supplémentaire (fichier d’octobre 2026), page de l’institut
- O’YES ASBL, L’anneau thermique (sans date affichée), page de l’association