Optimizette contient 75 µg de désogestrel et se prend à raison d’un comprimé par jour, sans interruption. Pris le premier jour des règles, le premier comprimé ne demande aucune protection supplémentaire. Commencé plus tard, il laisse une fenêtre à couvrir : sept jours de préservatif selon la notice française, deux jours selon le manuel de l’OMS.

Sept jours de préservatif pour une première prise entre le 2e et le 5e jour
Le RCP d’Optimizette distingue deux départs. Le premier comprimé pris le premier jour des règles n’exige rien de plus. Pris entre le 2e et le 5e jour du cycle, il faut une méthode barrière, par exemple des préservatifs, pendant les sept premiers jours de prise. La protection n’est donc pas acquise dès le premier comprimé quand le départ est décalé après les règles.
| Premier comprimé pris | Protection complémentaire | Document |
|---|---|---|
| le premier jour des règles | aucune | ANSM, RCP d’Optimizette |
| entre le 2e et le 5e jour du cycle | sept jours | ANSM, RCP d’Optimizette |
| plus de cinq jours après le début des règles | deux jours | OMS, manuel 2022 |
| après une interruption du premier trimestre | aucune | ANSM, RCP d’Optimizette |
| après un accouchement, entre 21 et 28 jours | aucune | ANSM, RCP d’Optimizette |
| plus tard après un accouchement | sept jours | ANSM, RCP d’Optimizette |
Le manuel de l’OMS ne retient pas le même délai
Pour un départ dans les cinq jours qui suivent le début des règles, le manuel de l’OMS n’impose aucune méthode de secours. Au-delà de cinq jours, il autorise la première prise à tout moment s’il est raisonnablement certain qu’il n’y a pas de grossesse, avec une méthode de secours pendant les deux premiers jours de prise. Le RCP français s’arrête au 5e jour du cycle et ne décrit pas ce départ plus tardif. Les deux repères ne coïncident ni sur la durée, ni sur les situations couvertes.
Faut-il un test de grossesse avant de commencer ?
Le RCP français est le plus strict. Il demande que l’absence de grossesse soit vérifiée avant le début du traitement, et recommande un examen gynécologique pour écarter une grossesse. Après un accouchement, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il impose d’exclure une grossesse ou d’attendre le retour des règles. Le manuel de l’OMS ne réclame pas de test systématique : il s’en passe quand on est raisonnablement certain qu’il n’y a pas de grossesse, à l’aide d’une liste de questions.
Après une IVG ou un accouchement, la date de départ se décale
Quand la grossesse s’interrompt au premier trimestre, le RCP conseille de commencer tout de suite, sans méthode supplémentaire. Pour un accouchement ou une interruption du second trimestre, il place le départ entre 21 et 28 jours. Commencé plus tard, il impose sept jours de méthode barrière. Le second trimestre ne se sépare pas de l’accouchement sur cette fenêtre de 21 à 28 jours.
En Belgique, le CBIP ne chiffre pas ce délai pour le désogestrel
Le CBIP décrit le désogestrel à 75 µg par jour, en une prise sans interruption, et un départ dès le premier jour du cycle. Il ne donne pas de durée de protection complémentaire pour une première prise plus tardive. Le seuil de sept jours qu’il retient vise les pilules combinées instaurées en cours de cycle. La différence devient nette après un comprimé pris en retard : le CBIP limite la méthode mécanique à 48 heures après la reprise correcte, quand le RCP français demande sept jours.
La suite d’un oubli dépend de la semaine de plaquette, et la conduite heure par heure après un oubli la détaille. Parmi les produits qui réduisent la protection, les inducteurs enzymatiques, comme certains antiépileptiques, la rifampicine ou le millepertuis, demandent une méthode barrière en plus.
Belgique : l’INAMI accorde une intervention de 3 € par mois de traitement, calculée selon le conditionnement, sans dépasser le prix réel ni la part restant à payer. Elle s’applique aux personnes de moins de 25 ans depuis le 1er avril 2020 et aux bénéficiaires de l’intervention majorée sans limite d’âge. Un centre de planning familial accueille sans rendez-vous et distribue des préservatifs gratuits.
France : le désogestrel générique est remboursé à 65 %. Depuis le 1er janvier 2022, les personnes de moins de 26 ans passent par un parcours sans avance de frais pour les produits et les consultations concernés.
Le contrôle ultérieur se juge sur les saignements
Aucune date de contrôle n’est fixée à l’avance : l’intervalle entre les examens dépend de chaque situation. Deux cas font revenir plus tôt. Des saignements très fréquents ou irréguliers peuvent faire envisager un changement, et le calendrier de chaque méthode pèse alors dans la décision ; une cause organique doit être écartée si ces saignements persistent. Une absence de règles, ensuite, se gère selon la régularité de la prise et peut demander un test de grossesse.
Sources
- ANSM, Résumé des caractéristiques du produit OPTIMIZETTE 75 microgrammes, comprimé pelliculé (mis à jour le 24 septembre 2018), RCP de l’ANSM
- ANSM, Base de données publique des médicaments, DESOGESTREL BIOGARAN 75 microgrammes, comprimé pelliculé, résumé des caractéristiques du produit et notice (RCP mis à jour le 1er juillet 2021 ; base mise à jour le 31 août 2026), extrait de la base publique
- Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning: A Global Handbook for Providers (édition 2022), manuel de planification familiale
- CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (version du 10 septembre 2026), chapitre du CBIP
- INAMI, Intervention supplémentaire dans le prix des contraceptifs (consulté le 17 septembre 2026), page de l’INAMI
- Mon Planning Familial, L’essentiel des infos pratiques (consulté le 17 septembre 2026), annuaire des centres
- Assurance Maladie, Contraception : dispositifs et remboursements (27 juillet 2026), page de l’Assurance Maladie