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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

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CONTRACEPTION Mis à jour le 19 septembre 2026

L’implant ne laisse derrière lui aucun délai protecteur après son retrait. L’Organisation mondiale de la santé écrit que la fertilité revient sans délai : une grossesse peut donc démarrer dans le premier cycle, parfois dans les jours qui suivent le geste. Le rapport qui féconde peut même précéder le retrait. Si aucun implant n’est reposé, rien ne protège plus dès le jour du retrait.

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Une grossesse peut démarrer dans le premier cycle après le retrait

Le retour de la fertilité après le retrait d’un implant ne subit aucun délai, indique l’Organisation mondiale de la santé dans son manuel de planification familiale de 2022. La Haute Autorité de santé retient la même conclusion pour l’implant à l’étonogestrel : le retour est « en général immédiat ».

Une exception existe pour une autre méthode : la injection de progestatif, dont l’effet peut durer jusqu’à douze mois, écrit la Haute Autorité de santé.

Le résumé des caractéristiques du produit publié par l’AFMPS décrit, pour sa part, un « retour rapide à un cycle menstruel normal » après le retrait. Cette formulation belge ne fixe aucun nombre de jours, et le CBIP ne chiffre pas davantage ce délai.

Rien ne subsiste dans le corps une fois le bâtonnet enlevé

Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé est catégorique sur les implants : ils ne fonctionnent plus une fois retirés, et leurs hormones ne restent pas dans le corps de la femme. Il n’y a donc pas de réserve d’hormone à laisser s’écouler avant de concevoir.

L’effet contraceptif de l’étonogestrel repose sur une inhibition de l’ovulation, rappelle le résumé des caractéristiques de l’AFMPS. À la pose, les concentrations qui bloquent l’ovulation sont atteintes en un jour, et la demi-vie d’élimination de l’hormone est d’environ 25 heures. Le bâtonnet diffuse l’hormone en continu sous la peau tant qu’il est en place, et le retrait met fin à cette diffusion.

Pendant les deux premières années de port, aucune ovulation n’a été observée, et elle reste rare pendant la troisième, toujours d’après le même document. La reprise de l’ovulation ne demande donc rien de particulier : elle suit la fin de la diffusion de l’hormone.

Attendre un cycle avant de concevoir sert à dater la grossesse

La notice belge d’Implanon NXT donne un conseil qui se lit mal : après le retrait, « il est généralement recommandé que vous attendiez d’avoir un cycle naturel avant d’essayer d’avoir un enfant ». La raison suit dans la phrase suivante : « Le calcul de la date de naissance en sera facilité ». Il s’agit donc d’une question de datation, pas d’un délai de sécurité. Aucun texte officiel n’impose d’attendre pour écarter un risque.

Quand l’implant avait supprimé les règles, la datation se complique. Le CBIP retient une aménorrhée, c’est-à-dire l’absence de règles, chez environ 20 % des utilisatrices. Sans règles repères, la date des dernières règles manque, et l’âge de la grossesse devient difficile à situer. Attendre un cycle redonne un point de départ.

Le rapport qui a fécondé peut précéder le retrait

Les spermatozoïdes survivent environ cinq jours dans les voies génitales, alors que l’ovocyte n’est fécondable que 12 à 24 heures après l’ovulation, selon l’American Society for Reproductive Medicine et l’Organisation mondiale de la santé. Si l’ovulation survient peu après le retrait, un rapport antérieur au geste peut donc être celui qui féconde. Ces durées sont reprises avec les repères de la fenêtre fertile.

Une seule fois peut suffire, dans un sens comme dans l’autre. Un rapport non protégé le jour du retrait ou dans les jours qui suivent peut déclencher la grossesse du cycle. La date du retrait ne renseigne pas sur celle de la fécondation : elle indique seulement le moment à partir duquel l’ovulation n’est plus freinée.

Un test ne dit rien avant le premier jour de retard

Le retard des règles est le repère qui donne sa valeur au test. L’Organisation mondiale de la santé écrit qu’un test de grossesse est peu susceptible de fonctionner avant le premier jour de retard, et qu’un test plus précoce est inutile.

La sensibilité du test change la suite en cas de résultat négatif. Avec un test peu sensible, l’Organisation mondiale de la santé conseille de répéter au moins dix jours après la date prévue des règles. La notice belge d’Implanon NXT demande, de son côté, de contacter le médecin dès que l’on pense être enceinte.

Sous implant, l’absence de règles brouille ce calendrier. Le CBIP retient une aménorrhée chez environ 20 % des utilisatrices : quand aucun saignement ne survient, il n’y a pas de premier jour de retard à attendre. Le choix du test et son moment se décident alors avec le professionnel.

Une douleur du bas ventre brutale, des vertiges ou un malaise, associés à un saignement inhabituel ou à une absence de règles, orientent vers une grossesse extra-utérine, qui se recherche en urgence. L’AFMPS rappelle qu’une absence de règles ou des douleurs abdominales doivent faire envisager cette éventualité.

Le jour du retrait, un relais peut prendre la suite

Un implant neuf posé dans la foulée du retrait maintient la protection sans interruption. Le résumé des caractéristiques de l’AFMPS l’écrit : « Après le retrait de l’implant, l’insertion immédiate d’un autre implant assurera la continuité de la protection contraceptive ». Le même texte prévoit que le nouvel implant se place le jour du retrait du précédent, sans contraception complémentaire.

Si l’implant n’est pas repris, une autre méthode est conseillée pour éviter une grossesse, toujours selon le résumé des caractéristiques. Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé va dans le même sens pour un changement de méthode hormonale : la nouvelle méthode commence tout de suite, sans protection supplémentaire. Une grossesse doit toutefois être écartée avant de poser un nouvel implant.

Ce qui peut commencer le jour du retrait d’un implant, d’après le résumé des caractéristiques de l’AFMPS et le manuel de l’Organisation mondiale de la santé.
Relais choisi Ce qui commence quand Protection supplémentaire
Nouvel implant Posé le jour du retrait, dans la même séance. Aucune n’est nécessaire.
Pilule ou anneau Commence le jour du retrait. Aucune n’est nécessaire en cas de changement de méthode hormonale.
Stérilet au cuivre ou hormonal Posé le jour du retrait. Aucune n’est nécessaire.
Aucun relais Rien ne protège plus. Une autre méthode est conseillée pour éviter une grossesse.

Le choix du relais se prépare avec les méthodes contraceptives et le moment où chacune commence à protéger.

Belgique : l’implant porte le nom Implanon NXT. Le CBIP affiche un prix public de 143,59 €, et l’INAMI prévoit une intervention supplémentaire pour les personnes de moins de 25 ans et pour celles qui bénéficient de l’intervention majorée.

France : le même implant s’appelle NEXPLANON. Service-public.gouv.fr indique une prise en charge à 100 % avant 26 ans, et à 65 % à partir de 26 ans. Les actes de pose, de changement et de retrait sont couverts sans avance de frais avant 26 ans.

En Belgique, le résumé des caractéristiques réserve la pose et le retrait à un professionnel de santé formé à la technique. En France, l’implant se pose par un médecin ou une sage-femme, sous anesthésie locale, selon service-public.gouv.fr.

Ce qu’on demande au rendez-vous de retrait

Combien de temps faut-il pour tomber enceinte après le retrait ?

La grossesse peut survenir aussi vite qu’après l’arrêt d’une méthode non hormonale, selon l’Organisation mondiale de la santé : l’implant ne retarde pas le retour de la fertilité. La Haute Autorité de santé parle d’un retour en général immédiat.

Faut-il un test de grossesse avant de poser un nouvel implant ?

Toute grossesse doit être exclue avant l’insertion, écrit le résumé des caractéristiques de l’AFMPS. Si des rapports non protégés ont eu lieu depuis le retrait, cette vérification est faite en consultation avant la nouvelle pose.

Peut-on demander le retrait à tout moment ?

Le résumé des caractéristiques demande d’informer l’utilisatrice qu’elle peut demander le retrait à n’importe quel moment. Pour l’Organisation mondiale de la santé, les soignants ne doivent ni refuser ni retarder un retrait, quelle qu’en soit la raison.

L’implant laisse-t-il des hormones après le retrait ?

Les hormones ne restent pas dans le corps une fois le bâtonnet retiré, écrit l’Organisation mondiale de la santé. L’implant ne fonctionne plus après le retrait, et il ne réduit pas la fertilité pour la suite.

Sources

  1. Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning : A Global Handbook for Providers (édition 2022)
  2. Haute Autorité de santé, Contraception chez la femme adulte et de l’adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG) (validation du 10 juillet 2019)
  3. Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), Implanon NXT, 68 mg, implant pour usage sous-cutané, résumé des caractéristiques du produit (approbation septembre 2025)
  4. CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (version du 15/09/2026)
  5. Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), Notice : information de l’utilisateur, Implanon NXT, 68 mg, implant pour usage sous-cutané (approbation septembre 2025)
  6. American Society for Reproductive Medicine, Optimizing natural fertility : a committee opinion (janvier 2022)
  7. INAMI, Intervention supplémentaire dans le prix des contraceptifs
  8. Service-public.gouv.fr, Contraception (vérifié le 29 juin 2026)