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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

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CONTRACEPTION Mis à jour le 19 septembre 2026

Les crampes et les petites pertes de sang des premiers jours sont attendues, et les règles deviennent plus longues et plus abondantes pendant les trois premiers cycles. Elles s’atténuent ensuite. Trois complications rares justifient une consultation sans attendre : l’expulsion, qui touche environ une utilisatrice sur vingt surtout dans les trois premiers mois, l’infection pelvienne, plus fréquente dans les trois premières semaines, et la perforation de l’utérus, de 1 à 2 cas pour 1 000 poses. Vérifier les fils et respecter le rendez-vous de contrôle aident à les repérer tôt.

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Ce qui est normal dans les jours qui suivent

La pose laisse des pertes de sang légères et des douleurs du bas-ventre pendant quelques jours. L’Assurance Maladie les décrit comme calmables par les antalgiques habituels et rappelle que les complications infectieuses restent rares. Un malaise vagal peut survenir au moment de l’insertion, note le CBIP. En Belgique, la brochure Mon contraceptif précise qu’un DIU au cuivre peut être posé sous antidouleurs.

Sur ces antidouleurs, la Belgique et la France ne tiennent pas le même discours. L’ANSM limite les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ibuprofène, kétoprofène et aspirine compris, à un traitement court chez une personne porteuse d’un DIU au cuivre, à cause d’un risque de perte d’efficacité. Le Répertoire commenté des médicaments du CBIP écrit que l’efficacité contraceptive du DIU au cuivre n’est pas modifiée par les interactions médicamenteuses.

Le calendrier des premières semaines

Repères de temps après la pose d’un DIU au cuivre, d’après l’Assurance Maladie, le CBIP, la FSRH, l’OMS et Johns Hopkins
Période Ce qui est fréquent Source
Quelques jours Pertes de sang légères et douleurs du bas-ventre, calmées par les antalgiques habituels Assurance Maladie
Trois premières semaines Le risque d’infection pelvienne est à son plus haut, sans dépasser 1 % des poses FSRH
Trois premiers cycles Règles plus longues, plus abondantes et plus douloureuses CBIP
Trois à six premiers mois Crampes, surtout au moment des règles, qui diminuent avec le temps OMS et Johns Hopkins

Deux repères ne coïncident pas exactement. Le CBIP place les règles plus abondantes surtout pendant les trois premiers cycles ; le manuel de l’OMS et de Johns Hopkins parle de crampes fréquentes pendant trois à six mois, en particulier pendant les règles. La FSRH ajoute que l’augmentation des pertes menstruelles diminue souvent avec le temps.

Un saignement léger hors des règles, ou spotting, ne se lit pas de la même façon selon le moment du cycle ; certaines pertes entre deux cycles demandent un examen.

Vérifier soi-même ses fils

Deux fils fins descendent du dispositif dans le vagin. L’ANSM recommande de les chercher avec un doigt, après s’être lavé les mains. Un fil plus long qu’avant, ou un fil qu’on ne sent plus, peut signaler un déplacement ou une expulsion : dans ce cas, prendre rendez-vous et utiliser un préservatif jusqu’à la consultation. En Belgique, la brochure Mon contraceptif indique que ces fils sont coupés à la bonne longueur après la pose, et qu’ils peuvent être raccourcis s’ils gênent pendant les rapports.

Cette première vérification se fait dans les quatre à six semaines après la pose, puis à intervalles réguliers, par exemple chaque mois ou après les règles, selon la FSRH. L’aide-mémoire de l’OMS sur les DIU écrit que ces fils permettent à l’utilisatrice comme au soignant de s’assurer que le dispositif est en place. Un fil qu’on ne retrouve pas ne veut pas dire que le dispositif est parti : la FSRH rappelle qu’il peut être bien placé, avec des fils remontés dans le canal du col ou dans l’utérus.

L’expulsion, une fois sur vingt

La FSRH chiffre l’expulsion à environ une fois sur vingt. Elle survient surtout la première année, et plus particulièrement dans les trois mois après la pose. Le risque augmente chez les personnes dont l’indice de masse corporelle dépasse 25, chez les adolescentes, en cas de fibromes, après une expulsion antérieure et après une pose réalisée dans les 48 heures suivant un accouchement.

Sur la coupe menstruelle, les sources divergent. La FSRH range son usage parmi les situations où le taux d’expulsion pourrait être plus élevé. Le CBIP écrit que les coupes menstruelles et les tampons ne semblent pas associés à un risque accru d’expulsion. Le modèle choisi ne change rien à ce risque, mais il fixe la durée d’action : cinq ans pour certains modèles, dix pour d’autres.

Infection et perforation : ce que disent les chiffres

Une infection pelvienne reste rare. La FSRH la situe sous 1 % des poses, avec un pic dans les trois premières semaines. L’aide-mémoire de l’OMS précise qu’elle survient surtout quand une infection sexuellement transmissible n’était pas traitée au moment de la pose. Le CBIP range l’expulsion et l’infection parmi les complications locales des semaines qui suivent, et qualifie la perforation de rare.

La perforation de l’utérus est plus rare encore : 1 à 2 cas pour 1 000 poses dans la population générale, selon la FSRH. L’ANSM signale deux situations qui augmentent ce risque au moment de l’insertion, l’allaitement et un accouchement dans les 36 semaines qui précèdent. Des douleurs abdominales basses, des fils non visibles ou un changement des saignements peuvent la signaler.

L’ANSM demande de consulter le professionnel qui assure le suivi gynécologique si, après la pose d’un DIU au cuivre, apparaissent :

  • Douleurs : douleurs abdominales persistantes, ou douleurs pendant les rapports sexuels.
  • Saignements : saignements ou pertes sanglantes anormales, ou nauséabondes.
  • Fièvre ou règles en retard : fièvre sans cause trouvée, ou retard des règles de plus de 7 jours.
  • Fils ou expulsion : fils qu’on ne sent plus, ou dispositif expulsé vers le vagin.

Une infection non traitée, une grossesse qui démarre sous DIU ou une perforation se repèrent par ces signes. Cette page ne remplace pas une consultation.

Un contrôle est-il prévu après la pose ?

Le calendrier du contrôle ne suit pas les mêmes règles en Belgique et en France.

En Belgique, le Répertoire commenté des médicaments du CBIP ne fixe pas de date de contrôle. La brochure Mon contraceptif d’O YES ASBL indique qu’un contrôle échographique est généralement réalisé six à huit semaines après la pose, pour vérifier que le dispositif est bien placé.

En France, l’ANSM renvoie au délai préconisé par le professionnel de santé et à la notice du dispositif, puis demande des visites de suivi au minimum tous les ans.

Les recommandations internationales divergent aussi. La FSRH écrit qu’un contrôle systématique n’est pas nécessaire, sauf pour un DIU posé dans les 48 heures après un accouchement, où une visite quatre à six semaines après la pose est recommandée. Le manuel de l’OMS et de Johns Hopkins décrit une visite de suivi trois à six semaines après l’insertion, consacrée aux douleurs, aux pertes, à la fièvre et aux signes de grossesse, sans examen pelvien systématique.

Ce rendez-vous sert aussi à parler de ce qui ne convient pas : ce que les autres méthodes changent aux règles et au quotidien se compare alors avec le dispositif en place.

Sources

  1. Assurance Maladie, Quelles méthodes de contraception d’urgence ? (15 décembre 2025)
  2. Centre belge d’information pharmacothérapeutique (CBIP/BCFI), Répertoire commenté des médicaments, chapitre 6 « Gynéco-obstétrique » (version du 15/09/2026)
  3. O YES ASBL, Mon contraceptif, 10 infos clés (édition 2023)
  4. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), DIU non hormonaux : DIU au cuivre et DIU cuivre/argent (publié le 27/11/2025, mis à jour le 05/01/2026)
  5. Faculty of Sexual and Reproductive Healthcare (FSRH), Intrauterine Contraception (mars 2023, amendée en janvier 2025)
  6. Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning : A Global Handbook for Providers (2022)
  7. Organisation mondiale de la santé, Dispositifs intra-utérins (DIU) (22 janvier 2026)