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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

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CONTRACEPTION Mis à jour le 19 septembre 2026

Le premier comprimé se prend le jour où les règles commencent, pour une pilule combinée comme pour une progestative seule. La protection est alors immédiate, selon l’ANSM et le CBIP belge. Un autre jour du cycle, le même comprimé ne devient pleinement efficace qu’après 7 jours de prise sans interruption, avec une méthode barrière pendant cette semaine, selon l’ANSM et le CBIP. L’heure de la première prise devient celle de tous les jours suivants.

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Le premier comprimé se prend le jour des règles

Il se prend le premier jour des règles. L’ANSM retient cette date parce que la pilule devient efficace tout de suite et que ce repère permet de s’assurer qu’aucune grossesse n’était en cours. Le CBIP, en Belgique, place généralement le premier comprimé le même jour pour obtenir une efficacité contraceptive immédiate.

Le repère vaut pour les deux familles de pilules. Le CBIP écrit qu’une spécialité au désogestrel « doit être utilisée sans interruption dès le premier jour du cycle ». En France, l’Assurance maladie rappelle que ces plaquettes de 28 comprimés se prennent sans période d’arrêt.

Un départ hors des règles est possible sans attendre

Attendre le mois suivant n’est pas nécessaire. L’Assurance maladie écrit qu’il est possible de commencer « à n’importe quel moment du cycle », mais que la pilule n’est effective qu’au bout de 7 jours, méthode barrière comprise. L’ANSM ajoute une condition : vérifier avec un professionnel de santé qu’aucune grossesse n’est en cours.

En Belgique, le CBIP demande une méthode contraceptive complémentaire pendant les 7 premiers jours dès que l’instauration se fait en cours de cycle.

La question à poser avant de commencer tient en une phrase : une grossesse est-elle écartée aujourd’hui ? Pendant cette première semaine, l’ANSM précise que tout rapport non protégé expose à un risque de grossesse.

L’heure de la première prise se garde ensuite

Une prise par jour, au même moment. L’ANSM parle d’une prise « à heure fixe » pour une efficacité optimale, le CBIP d’un horaire stable, surtout quand la pilule ne contient que de faibles doses d’éthinylestradiol. La HAS résume la consigne : « toujours au même moment de la journée ».

Le comprimé se prend chaque jour, qu’un rapport ait lieu ou non. Pour ne pas l’oublier, l’Assurance maladie conseille une heure qui vous convient et un geste quotidien associé, comme le petit-déjeuner ou le brossage des dents ; l’ANSM cite un réveil ou une application.

Le manuel de l’OMS nuance la contrainte : une prise à des heures différentes reste efficace, écrit-il, et l’heure stable sert surtout à ne rien oublier et à limiter certains effets indésirables. Le décalage toléré dépend de la pilule : 3 à 12 heures selon l’ANSM. Au-delà, le retard change de nature, et la frontière entre un retard et un oubli dépend de la molécule inscrite sur la boîte.

Du 2e au 5e jour, la règle change selon le document

La notice belge du Lavinia, publiée par l’AFMPS, décrit une première prise possible du 2e au 5e jour du cycle, avec une méthode de barrière pendant les 7 premiers jours du premier cycle. Le RCP du MINIDRIL, publié par l’ANSM pour la France, s’en tient au premier jour des règles et ne mentionne aucun autre départ chez une personne sans contraception hormonale le mois précédent. Les deux notices ne se lisent pas de la même façon.

L’OMS ouvre une fenêtre plus large que les deux notices : une prise dans les cinq jours qui suivent le début des règles ne demande aucune méthode de secours, écrit le manuel de planification familiale. Au-delà de ce délai, il autorise le départ dès qu’une grossesse peut être raisonnablement écartée, avec une méthode de secours pendant les 7 premiers jours de prise. Le CBIP belge et l’ANSM ne reprennent pas cette fenêtre : leurs textes demandent une méthode complémentaire dès que la première prise n’est pas au premier jour.

Le premier comprimé selon cinq documents de référence : RCP belge du Lavinia, RCP français du MINIDRIL, CBIP/BCFI, dossier de l’ANSM sur la pilule et manuel de l’OMS (2022)
Document Le 1er jour des règles Du 2e au 5e jour Après le 5e jour
RCP du Lavinia (AFMPS, Belgique) Départ prévu Départ possible, méthode de barrière les 7 premiers jours –
RCP du MINIDRIL (ANSM, France) Départ prévu – –
CBIP/BCFI (Belgique) Efficacité contraceptive immédiate Méthode complémentaire pendant les 7 premiers jours Méthode complémentaire pendant les 7 premiers jours
ANSM, dossier pilule (France) Efficace immédiatement Grossesse à écarter avec un professionnel, puis 7 jours Grossesse à écarter avec un professionnel, puis 7 jours
Manuel de l’OMS (2022) Aucune méthode de secours Aucune méthode de secours Départ possible si une grossesse est raisonnablement écartée, méthode de secours pendant 7 jours

Le trait d’union marque un cas que le document ne décrit pas.

Après un rapport non protégé : un rapport qui précède la première plaquette relève de la contraception d’urgence. L’écart entre les délais du lévonorgestrel et de l’ulipristal décide du produit à demander : 72 heures dans un cas, 5 jours dans l’autre, avec un stérilet au cuivre possible jusqu’au 5e jour, selon le CBIP.

Après le lévonorgestrel, la pilule peut démarrer dans la foulée. Après l’ulipristal, le CBIP demande d’attendre 5 jours, en raison d’une concurrence entre les deux produits. Dans les deux cas, le préservatif reste nécessaire jusqu’à 7 pilules prises correctement.

Belgique : le CBIP signale une intervention spéciale de l’INAMI sur de nombreux conditionnements : pour les personnes de moins de 25 ans et pour les bénéficiaires de l’intervention majorée, sans limite d’âge, certains contraceptifs sont gratuits.

France : une ordonnance est nécessaire pour la pilule. Elle est prise en charge à 100 % jusqu’à 26 ans, sans avance de frais, puis à 65 %, et toutes les pilules ne sont pas remboursées. Les centres de santé sexuelle délivrent gratuitement aux mineures qui souhaitent garder le secret.

Questions fréquentes

Faut-il un test de grossesse avant la première prise ?

Aucun test n’est exigé systématiquement. Le manuel de l’OMS permet de commencer sans test quand une grossesse peut être raisonnablement écartée. Le RCP demande d’écarter toute grossesse éventuelle avant l’instauration, sans imposer d’examen.

L’examen gynécologique est-il nécessaire pour la première prescription ?

La Haute Autorité de santé écrit qu’il n’est pas nécessaire lors de la première consultation, sauf symptômes ou antécédents qui le justifient. Le manuel de l’OMS va plus loin pour la pilule combinée : ni examen pelvien, ni test sanguin, ni frottis ne sont requis avant de commencer. Le RCP, lui, demande un historique médical et les antécédents familiaux avant la prescription.

Quelle pilule est proposée en premier ?

L’ANSM écrit que les pilules à base de lévonorgestrel, de norgestimate et à 20 µg d’éthinylestradiol « sont à privilégier en première intention car elles sont à moindre risque ». La Haute Autorité de santé précise que celles au désogestrel, au gestodène ou à la drospirénone ne doivent pas être utilisées en première intention. Quand la prise quotidienne pèse, la question se pose avant l’arrêt : ce qu’une autre méthode demanderait à la place se compare en consultation.

Que change la première plaquette sur les saignements ?

Des saignements irréguliers sont fréquents dans les premiers mois, écrit le manuel de l’OMS, avant des règles plus légères et plus régulières. L’ANSM range les saignements irréguliers parmi les effets indésirables les plus fréquemment rapportés. L’Assurance maladie conseille de consulter en cas de saignements vaginaux entre les règles.

Sources

  1. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Pilule contraceptive, dossier thématique (publié le 5 janvier 2026, mis à jour le 11 août 2026), dossier de l’ANSM
  2. Centre belge d’information pharmacothérapeutique (CBIP/BCFI), 6. Gynéco-obstétrique, Répertoire commenté des médicaments (version du 15 septembre 2026), chapitre 6 du Répertoire
  3. Assurance maladie, Contraception hormonale : pilule, patch, anneau vaginal, implant, injection intramusculaire (ameli.fr, 10 septembre 2026), page ameli.fr
  4. Haute Autorité de santé, Contraception chez la femme adulte et de l’adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG), fiche mémo (10 juillet 2019), fiche mémo de la HAS
  5. Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning: A Global Handbook for Providers, 2022 update (2022), manuel de planification familiale
  6. Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), Résumé des caractéristiques du produit : Lavinia 0,10 mg / 0,02 mg, comprimés pelliculés (mise à jour du texte 02/2025), RCP du Lavinia
  7. ANSM, Résumé des caractéristiques du produit : MINIDRIL, comprimé enrobé (mis à jour le 20 août 2012), RCP du MINIDRIL
  8. Service-Public.gouv.fr, Contraception (vérifié le 29 juin 2026), page de Service-Public