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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

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CONTRACEPTION Mis à jour le 19 septembre 2026

Un stérilet au cuivre se retire au plus tard après 5 ans, et après 10 ans pour les modèles à grande surface de cuivre, selon le CBIP dans sa version du 15 septembre 2026. Un stérilet hormonal tient de 3 à 8 ans selon le modèle. Cette échéance est un maximum : le retrait peut être demandé à tout moment, sans attendre la date portée sur la carte remise à la pose. L’effet contraceptif cesse dès l’ablation, et la fertilité revient immédiatement après le retrait, rappelle l’Organisation mondiale de la santé.

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La date limite dépend du modèle et de l’indication

Un stérilet ne se retire pas à une date unique. Le CBIP fixe une durée d’action de 5 ans pour un DIU au cuivre, portée à 10 ans pour le Gyn-CS 10, le MI-MONA-T 380 et le T-Safe CU 380A, et réduite à 3 ans pour le Gyn-CS 3. Du côté hormonal, la contraception tient 5 ans, sauf pour le Jaydess (3 ans) et pour le Levosert et le Mirena (8 ans).

L’indication change même la durée d’un même dispositif. Dans le résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, le Mirena reste efficace 8 ans en contraception et 5 ans seulement dans les ménorragies fonctionnelles, ces règles trop abondantes sans cause organique. Le CBIP retient la même distinction pour le Levosert et le Levonortis.

Durée d’action maximale des stérilets, d’après le CBIP/BCFI (version du 15 septembre 2026)
Type de stérilet Durée d’action
DIU au cuivre, durée courante 5 ans
DIU au cuivre longue durée (Gyn-CS 10, MI-MONA-T 380, T-Safe CU 380A) 10 ans
DIU au cuivre courte durée (Gyn-CS 3) 3 ans
DIU au lévonorgestrel en contraception 5 ans
Jaydess 3 ans
Levosert et Mirena en contraception 8 ans
DIU au lévonorgestrel dans les saignements abondants (Levonortis, Levosert, Mirena) 5 ans

L’Organisation mondiale de la santé donne des bornes plus larges, 10 à 12 ans pour les DIU au cuivre et 3 à 8 ans pour les hormonaux. Sa fiche couvre l’ensemble du marché mondial, quand le CBIP détaille les produits disponibles en Belgique. Les deux repères ne portent donc pas sur le même périmètre.

Le cuivre agit par sa surface, et les modèles au cuivre ne tiennent pas tous le même nombre d’années. Un stérilet hormonal, lui, libère le lévonorgestrel directement dans l’utérus, et sa dose comme son indication font varier l’échéance.

Le retrait peut être demandé bien avant l’échéance

La date limite figure sur la carte patiente remise le jour de la pose. L’ANSM précise, sur sa fiche destinée aux femmes, que cette date est celle « à laquelle, au plus tard, il faudra retirer le DIU, même si vous pouvez demander son retrait à tout moment ». Rien n’oblige donc à garder un stérilet jusqu’au bout de sa validité.

Un retrait anticipé répond à une situation précise : un projet de grossesse, un changement de méthode, une intolérance ou un effet indésirable. Après l’ablation, les autres méthodes de contraception peuvent prendre le relais si une contraception reste nécessaire. Chez certaines personnes, des saignements et des symptômes persistent après le retrait d’un Mirena.

Belgique : l’INAMI ajoute une intervention supplémentaire au remboursement de certains contraceptifs, plafonnée à 3 euros par mois. Elle concerne les personnes de moins de 25 ans et, sans limite d’âge, celles qui bénéficient de l’intervention majorée. Les stérilets délivrés par un pharmacien hospitalier en relèvent, avec le tiers payant.

France : le Service-Public rappelle qu’un stérilet se prescrit sur ordonnance. Pour les moins de 26 ans, la consultation, les bilans et le contraceptif sont pris en charge à 100 %, sans avance de frais, y compris les actes de pose, de changement et de retrait. À partir de 26 ans, le remboursement du dispositif passe à 65 %.

Un retrait programmé se cale sur le début du cycle

Quand la contraception doit s’arrêter sans projet de grossesse, le moment du retrait compte. Le résumé des caractéristiques du produit du Mirena demande de retirer le dispositif pendant les 7 premiers jours du cycle chez une personne aux cycles réguliers. En dehors de cette fenêtre, l’efficacité contraceptive n’est plus assurée si un rapport a eu lieu dans la semaine précédente.

Une méthode barrière, comme le préservatif, doit alors être utilisée au moins 7 jours avant le retrait. La nouvelle contraception, elle, débute immédiatement après. Si la même méthode est reconduite, un nouveau dispositif peut être posé dans la foulée, sans interruption.

Sous stérilet hormonal, la ménopause ne se lit pas dans l’absence de règles

Un stérilet au lévonorgestrel réduit souvent les règles, jusqu’à les faire disparaître. Cette aménorrhée brouille le repère habituel de la ménopause, qui est l’absence de règles pendant 12 mois consécutifs sans cause évidente après 45 ans, rappelle le CNGOF. En France, l’âge moyen de la ménopause est de 51 ans.

Les recommandations du CNGOF et du GEMVi précisent que, sous contraception hormonale, les dosages hormonaux et l’échographie pelvienne n’ont pas démontré leur intérêt pour poser ce diagnostic et ne sont pas recommandés en pratique courante. La méthode retenue consiste à interrompre la contraception hormonale, à passer à une méthode non hormonale, le plus souvent barrière, puis à suivre l’apparition de l’aménorrhée pour décider de l’arrêt après un an.

Le résumé des caractéristiques du produit du Mirena indique qu’il n’a pas d’indication chez la femme de plus de 65 ans. La grossesse reste possible après 50 ans, avec un risque de l’ordre de 1 à 5 pour 1 000 années-femme selon le CNGOF. Le retrait à cette période se décide avec le professionnel qui suit la contraception, pas sur la seule disparition des règles.

Certains signes imposent le retrait sans attendre l’échéance

Le résumé des caractéristiques du produit du Mirena liste les situations où le retrait doit être envisagé. Elles concernent surtout les effets hormonaux du dispositif :

  • Migraine qui apparaît, s’aggrave, ou s’accompagne d’une perte de vision asymétrique ;
  • Céphalée exceptionnellement sévère ;
  • Hausse importante de la pression artérielle ;
  • Ictère, avec une coloration jaune de la peau ;
  • Infection génitale haute ;
  • Suspicion ou diagnostic d’une tumeur sensible aux progestatifs, dont le cancer du sein ;
  • Accident vasculaire cérébral ou infarctus du myocarde ;
  • Thrombose veineuse aiguë.

Deux situations mécaniques s’ajoutent. Un dispositif partiellement expulsé doit être retiré, un nouveau pouvant être posé dans le même temps. Une perforation de l’utérus impose aussi le retrait, parfois au bloc opératoire. Le même document prévoit le retrait devant une infection pelvienne évolutive ou récidivante, ou une infection aiguë sévère qui ne répond pas au traitement en quelques jours.

Quand consulter sans attendre

La fiche de l’ANSM destinée aux femmes cite la fièvre, des pertes vaginales inhabituelles, des douleurs pelviennes intenses ou persistantes, des rapports douloureux, une migraine inhabituelle, une perte brutale de la vue, une coloration jaune de la peau, et la disparition des fils. Ces signes demandent un avis rapide, avec une méthode barrière jusqu’à la consultation.

Une grossesse sous stérilet se retire, elle ne se garde pas

Quand une grossesse débute dans l’utérus alors qu’un stérilet est en place, le résumé des caractéristiques du produit du Mirena demande de retirer le dispositif dès que possible. Le maintien en place augmente le risque de fausse couche et d’accouchement prématuré. Le retrait lui-même, comme l’exploration de l’utérus, peut provoquer un avortement.

Une grossesse extra-utérine doit d’abord être écartée, précise le même document. Le CBIP signale que, si une grossesse survient sous DIU, le risque relatif de grossesse extra-utérine est augmenté. Quand le dispositif ne peut pas être retiré, la personne est informée du risque d’accouchement prématuré et de ses conséquences pour l’enfant.

Questions fréquentes

Peut-on retirer un stérilet soi-même ?

Le retrait doit toujours être réalisé par un professionnel de santé, écrit l’ANSM dans son dossier consacré aux DIU au cuivre. Un fil qui semble avoir bougé ou disparu justifie un rendez-vous rapide, pas une tentative personnelle.

Le retrait est-il douloureux ou risqué ?

Le résumé des caractéristiques du produit du Mirena note que l’insertion et le retrait peuvent provoquer des douleurs et des saignements, et une réaction vagale avec vertiges ou syncope. Chez une personne épileptique, le geste peut déclencher une crise. Le retrait se fait en tirant délicatement sur les fils : une force excessive ou des instruments pointus peuvent casser le dispositif, qui est inspecté après l’ablation.

Que faire quand les fils ne sont plus visibles ?

Il faut d’abord écarter une grossesse. Les fils peuvent être remontés dans l’utérus ou le canal du col et réapparaître aux règles suivantes. S’ils restent introuvables, une expulsion ou une perforation est envisagée. L’échographie localise alors le dispositif, qui peut être retiré avec une pince spécifique ; une dilatation du col ou une intervention chirurgicale est parfois nécessaire.

Un stérilet rend-il stérile ?

Les DIU ne sont pas une cause d’infertilité, écrit l’Organisation mondiale de la santé, et la fertilité revient immédiatement après le retrait. Le résumé des caractéristiques du produit du Mirena indique qu’environ 80 % des femmes qui souhaitent une grossesse sont enceintes dans les 12 mois suivant l’ablation.

Sources

  1. Centre belge d’information pharmacothérapeutique (CBIP/BCFI), 6. Gynéco-obstétrique, Répertoire commenté des médicaments (version du 15 septembre 2026)
  2. Organisation mondiale de la santé, Dispositifs intra-utérins (DIU) (22 janvier 2026)
  3. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Résumé des caractéristiques du produit, MIRENA 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin (mise à jour du 24 mars 2023)
  4. ANSM, Dispositifs intra-utérins (DIU) au lévonorgestrel, information pour les futures patientes (version juillet 2021)
  5. Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI), Intervention supplémentaire dans le prix des contraceptifs
  6. Service-Public.gouv.fr, Contraception (vérifié le 29 juin 2026)
  7. Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et GEMVi, Les femmes ménopausées : recommandations pour la pratique clinique du CNGOF et du GEMVi (2021)
  8. ANSM, DIU non hormonaux : DIU au cuivre et DIU cuivre/argent (publié le 27 novembre 2025, mis à jour le 5 janvier 2026)