Le retrait d’un implant contraceptif se règle sur deux lignes distinctes : le dispositif, puis l’acte de retrait. En France, cet acte est coté 41,80 € et pris en charge à 100 % avant 26 ans, puis à 65 %. En Belgique, l’intervention supplémentaire de l’INAMI porte sur le dispositif ; le retrait se facture comme un acte médical, au tarif du praticien et du centre. Un implant devenu impalpable ajoute une imagerie, et parfois un passage au bloc opératoire.

L’acte de retrait a son propre tarif, séparé du dispositif
En France, le retrait est un acte codé à part, sous le numéro QZGA002, avec une base de 41,80 €. Ce montant rémunère le geste et l’anesthésie locale du bras, pas l’implant lui-même. Le dispositif se paie séparément en pharmacie et suit sa propre prise en charge.
La pose coûte moins cher que le retrait. La classification commune des actes médicaux cote 14,69 € la mise en place d’un implant sous-cutané, contre 41,80 € son ablation ou son changement. Un implant qui a migré dans les tissus demande plus de travail qu’un implant posé dans les règles.
| Poste | Belgique | France |
|---|---|---|
| Dispositif, l’implant lui-même | Intervention supplémentaire de l’INAMI selon l’âge ou le statut | 100 % avant 26 ans, 65 % ensuite |
| Acte de retrait | Facturé comme un acte médical, ticket modérateur à charge | Coté 41,80 €, pris en charge selon l’âge |
| Consultation | 6 € dans un centre de planning familial, 32,84 € chez un gynécologue conventionné | Parcours pris en charge avant 26 ans |
Ces montants se lisent à côté du prix du dispositif, qui reste une ligne à part dans ce que coûte une contraception sur une année. Le choix d’une méthode se joue aussi sur sa durée et ses contraintes, résumées dans la comparaison des méthodes contraceptives.
En France, l’âge fixe la part remboursée
Avant 26 ans, le parcours de contraception est pris en charge à 100 %, sans avance de frais. Cette prise en charge couvre le dispositif, les actes de pose, de changement et de retrait, et les consultations de suivi. Le Service-Public rappelle que l’implant figure parmi les méthodes remboursées à 100 % dans cette tranche d’âge, sur prescription médicale.
À partir de 26 ans, le remboursement de l’implant tombe à 65 %. La complémentaire santé décide alors de la part qui reste. Une consultation hors parcours ou un dépassement d’honoraires sort du calcul.
Un dépassement d’honoraires n’est jamais remboursé sur son montant réel : l’Assurance Maladie rembourse sur son tarif, et la différence reste à votre charge. Le professionnel doit vous remettre une information écrite dès que le montant des dépassements atteint 70 € ou plus. Dans un hôpital public, ces dépassements sont interdits.
En Belgique, c’est le dispositif que l’INAMI rembourse
En Belgique, l’INAMI agit sur le prix du produit. Il ajoute un remboursement supplémentaire au remboursement ordinaire de certains contraceptifs, et l’implant en fait partie. La liste des produits concernés figure dans l’arrêté royal du 16 septembre 2013. Ce supplément plafonne à 3 € par mois. Il s’adresse aux personnes de moins de 25 ans, aux bénéficiaires de l’intervention majorée quel que soit leur âge, et à certains résidents d’institutions. Pour un contraceptif implantable délivré par un pharmacien hospitalier, le tiers payant s’applique automatiquement.
L’acte de retrait suit une autre logique. L’implant est prescrit par un médecin, acheté en pharmacie, puis posé ou retiré par un médecin ou un gynécologue. La différence entre les honoraires et l’intervention de l’assurance reste à votre charge : c’est le ticket modérateur. Un médecin non conventionné peut y ajouter des suppléments, qui sortent entièrement de l’assurance soins de santé.
Le point de départ change donc la facture. Chez un gynécologue conventionné, une consultation est tarifée 32,84 €, dont une partie revient à la mutualité. Dans un centre de planning familial, la consultation médicale est affichée à 6 €. Certaines mutualités complètent la base obligatoire : Partenamut, par exemple, porte son plafond à 225 € tous les 3 ans pour l’achat d’un implant ou d’un stérilet.
Un implant qu’on ne sent plus ajoute une imagerie
Un implant perçu sous la peau se retire au cabinet, sous anesthésie locale. Quand il n’est plus perceptible, la procédure change. L’ANSM demande de le localiser avant toute tentative, par radiographie et tomodensitométrie, échographie avec sonde linéaire à haute fréquence (10 MHz ou plus) ou IRM. Le retrait revient alors à un professionnel habitué aux implants profonds, avec parfois une incision plus large ou un passage en salle d’opération. Le geste et son lieu se décident avec le professionnel qui vous examine.
Deux modèles se comportent différemment. Nexplanon est radio-opaque : il apparaît sur une radiographie ou un scanner. Implanon ne l’est pas, et une recherche par ces deux examens sur un Implanon est vouée à l’échec. Une chirurgie exploratoire sans repérage exact est déconseillée, et le guidage échographique pendant le retrait est à envisager.
Un implant qu’on ne sent plus demande une vérification, pas un retrait improvisé. L’ANSM recommande de le localiser avant toute tentative et de consulter rapidement en cas de douleur thoracique, de difficulté à respirer ou de toux, signes rares d’un déplacement jusqu’aux vaisseaux du poumon.
La Haute Autorité de santé note que les troubles menstruels sous implant peuvent conduire à un retrait prématuré. Un implant qui bouge donne rarement un signe visible, et ce qui doit faire vérifier sa position se détaille à part. Pour les saignements eux-mêmes, la façon dont les règles changent sous implant s’explique séparément.
Avant de fixer la date, demandez les montants par écrit
Demandez le tarif de l’acte avant le rendez-vous et, en France, le code qui sera attesté. Le code QZGA002 permet de retrouver la base de remboursement et de calculer votre reste à charge.
- Statut du praticien : conventionné ou non, car en Belgique le supplément éventuel reste entièrement à votre charge.
- Prix du dispositif : à ajouter si un nouvel implant est posé dans le même temps.
- Coût de l’imagerie : à demander lorsque l’implant n’est pas perceptible sous la peau.
- Tarif de la consultation : variable d’un centre de planning familial à l’autre en Belgique.
Questions fréquentes
Le retrait anticipé est-il moins bien remboursé que le retrait à échéance ?
L’acte de retrait est pris en charge de la même façon, qu’il soit anticipé ou arrivé à ses trois ans. En France, il est couvert à 100 % avant 26 ans et à 65 % ensuite, comme les autres actes liés à la contraception.
Un nouvel implant peut-il être posé dans le même temps ?
La pose immédiate est prévue par le guide de l’ANSM : un nouvel implant peut être mis en place dans la foulée du retrait, en réutilisant la même incision si l’emplacement est correct. Le code français QZGA002 couvre l’ablation ou le changement dans un même acte.
Qui peut retirer l’implant ?
En France, l’acte est exécutable par les sages-femmes et les médecins, hors chirurgiens-dentistes, selon la fiche de la classification commune des actes médicaux. L’ANSM rappelle que l’implant est inséré par un médecin ou une sage-femme et peut être retiré à n’importe quel moment. Un implant non perceptible impose un professionnel habitué aux retraits profonds.
Le retrait est-il facturé quand l’implant est remplacé le même jour ?
Le code français ne distingue pas l’ablation du changement : QZGA002 couvre les deux, pour une base de 41,80 €. Le prix du nouvel implant s’ajoute, mais pas un second acte de pose, puisque la pose simple et l’ablation ne se cumulent pas.
Sources
- Service-Public.gouv.fr, « Contraception » (vérifié le 29 juin 2026), service-public.gouv.fr
- Assurance Maladie et Agence technique de l’information sur l’hospitalisation, « Classification commune des actes médicaux, actes QZGA002 et QZLA004 » (version en vigueur en 2026), ameli.fr
- Service-Public.gouv.fr, « Information du patient sur les coûts et la prise en charge des frais de santé » (vérifié le 3 juillet 2026), service-public.gouv.fr
- Haute Autorité de santé, « Contraception chez la femme adulte et de l’adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG) », fiche mémo (validée le 10 juillet 2019, mise en ligne le 17 septembre 2019), has-sante.fr
- ANSM, « Implant contraceptif », dossier thématique (publié le 5 janvier 2026, mis à jour le 11 août 2026), ansm.sante.fr
- ANSM, « Guide pour les professionnels de santé : mesure additionnelle de réduction du risque d’erreur ou d’échec lors de l’insertion ou du retrait de NEXPLANON 68 mg » (avril 2021), ansm.sante.fr
- INAMI, « Intervention supplémentaire dans le prix des contraceptifs » (consulté le 19 septembre 2026), inami.fgov.be
- INAMI, « Honoraires, prix et remboursements » (consulté le 19 septembre 2026), inami.fgov.be
- Moniteur belge et Justel, « Arrêté royal du 16 septembre 2013 fixant une intervention spécifique dans le coût des contraceptifs pour les bénéficiaires n’ayant pas atteint l’âge de 25 ans, et pour les bénéficiaires ayant droit à une intervention majorée » (publication le 20 septembre 2013), ejustice.just.fgov.be
- Planning Familial, « Tarif » (consulté le 19 septembre 2026), planning-familial.be
- RTBF, « Médecins conventionnés ou non : comment ça fonctionne et que paye le patient ? » (8 juillet 2025), rtbf.be
- Partenamut, « Remboursement contraception » (consulté le 19 septembre 2026), partenamut.be
- MesContraceptifs.be (asbl O’Yes), « L’implant » (consulté le 19 septembre 2026), mescontraceptifs.be