Le retrait d’un stérilet Mirena ne retarde pas la fertilité. Le résumé des caractéristiques publié par l’ANSM écrit que la conception est possible dès le retrait et qu’environ 80 % des femmes qui désirent une grossesse sont enceintes dans les 12 mois. La notice belge validée par l’AFMPS dit la même chose sans chiffre : après le retrait, la fertilité redevient normale et une grossesse peut survenir dès le premier cycle. Le geste peut être douloureux et faire saigner, mais aucun des deux textes ne décrit de symptômes qui apparaîtraient plusieurs semaines après.

La fertilité revient dès le retrait, sans délai à respecter
Concevoir un enfant est possible tout de suite après le retrait. Le RCP de Mirena, publié par l’ANSM en France, écrit que l’utilisation du dispositif n’altère pas le retour à la fertilité, et qu’environ 80 % des femmes qui désirent une grossesse sont enceintes dans les 12 mois qui suivent le retrait. La notice d’utilisation belge, approuvée par l’AFMPS en juin 2026, répond à la même question sans statistique : une grossesse est possible pendant le premier cycle menstruel suivant le retrait.
Cette absence de délai ne vaut pas pour toutes les méthodes. La HAS écrit que le retour de la fertilité est en général immédiat, sauf après une injection de progestatif, où il peut prendre jusqu’à douze mois. Rien de tel avec le stérilet au lévonorgestrel.
Reste la contraception, si une grossesse n’est pas souhaitée. Le RCP français fixe une règle : le dispositif se retire dans les 7 premiers jours du cycle, quand le cycle est resté régulier. Si le retrait tombe à un autre moment et qu’il y a eu un rapport sexuel dans la semaine qui précède, la protection n’est plus assurée. Une méthode barrière est alors utilisée au moins 7 jours avant le retrait, et la nouvelle contraception commence tout de suite après. Le choix d’une méthode et son moment de départ se prépare avant le rendez-vous.
L’ovulation continue chez la plupart des utilisatrices
Le stérilet hormonal ne met pas les ovaires au repos comme la pilule. La notice belge explique que son effet contraceptif est local, dans l’utérus : les femmes en âge de procréer présentent généralement des cycles ovulatoires, avec rupture du follicule. L’ovulation se poursuit donc pendant les années de port, et il n’y a rien à relancer après le retrait.
Une exception existe côté français. Le RCP prévoit que l’ovulation peut être inhibée chez certaines femmes. Pour celles-là, elle reprend après le retrait, et ni l’ANSM ni l’AFMPS ne donnent de nombre de semaines. Se fier à l’absence de règles pour savoir si l’on ovule induit en erreur, parce que l’aménorrhée sous stérilet hormonal vient de l’utérus : la notice belge précise que les taux hormonaux propres restent normaux. Pour situer l’ovulation, les tests et les signes du cycle disent plus qu’un calendrier.
Les règles retrouvent leur rythme, sans délai chiffré
Après le retrait, les saignements reprennent. La notice belge l’écrit en une ligne : après le retrait du système, les règles redeviennent normales. Le CBIP, référence belge sur les médicaments, explique que le stérilet au lévonorgestrel provoque une atrophie de l’endomètre, la muqueuse qui saigne chaque mois. Quand le dispositif n’est plus là pour la freiner, cette muqueuse se reconstitue et le cycle réapparaît.
Les premiers saignements après le retrait peuvent surprendre par leur date comme par leur abondance. Chez certaines utilisatrices, les règles disparaissent complètement pendant le port, et le CBIP retient une aménorrhée chez jusqu’à 30 % d’entre elles. Le CBIP ne chiffre pas le délai de retour, et la notice belge pas davantage.
Ce que le retrait provoque, et ce qu’il ne provoque pas
Les deux notices rattachent peu de choses au retrait lui-même. Il y a la douleur et le saignement, au moment du geste. Il y a le malaise vagal aussi, avec des vertiges ou une syncope, que la notice belge décrit comme une réaction physique normale. Chez les personnes épileptiques, le retrait peut déclencher une crise convulsive. C’est tout.
Céphalées et migraine, humeur dépressive, baisse de la libido, acné, prise de poids, tension mammaire, kystes ovariens : le RCP et la notice belge listent ces effets chez les utilisatrices, avec des fréquences tirées d’essais cliniques portant sur plus de 5 000 femmes. Aucun des deux textes ne les rattache au retrait. Un symptôme qui apparaît plusieurs semaines après le geste ne s’explique donc pas par le geste.
Fils introuvables, dispositif cassé : ce qui complique un retrait
Un retrait ordinaire se fait en tirant sur les deux fils avec une pince. Le RCP prévient sur un point technique : une force excessive ou des instruments pointus peuvent casser le dispositif. Après le geste, le soignant inspecte le dispositif pour vérifier qu’il est intact et retiré en entier.
Quand un fil ne se retrouve plus, la suite change. Le RCP décrit une recherche par échographie, puis un retrait à la pince spécifique. Dans certains cas, une dilatation du canal cervical ou une intervention chirurgicale devient nécessaire. Lors de retraits difficiles, le cylindre qui contient l’hormone peut avoir glissé sur les bras et échapper à la vue : le RCP parle de cas isolés, qui ne demandent pas d’autre geste une fois l’intégrité du dispositif vérifiée.
Quand demander un avis médical
La notice belge liste les signes qui doivent mener chez un médecin sans attendre : une fièvre, des pertes vaginales inhabituelles, une douleur du bas ventre qui persiste, des rapports douloureux, un saignement anormal, ou des fils qu’on ne sent plus. Ces signes peuvent signaler une infection ou un dispositif incomplètement retiré.
Un dernier point concerne celles qui portaient le stérilet pour des règles abondantes. La question à poser au médecin ne porte pas seulement sur la date du retour des règles, mais sur ce qui sera mis en place si les saignements redeviennent aussi abondants qu’avant. C’est une consultation à préparer avec la date de pose et la date de retrait, toutes les deux notées sur la carte remise lors de la pose.
Sources
- ANSM, Base de données publique des médicaments, MIRENA 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin, résumé des caractéristiques du produit (mise à jour du 17/06/2026)
- Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), Notice : information de l’utilisatrice, Mirena 20 microgrammes/24 heures, système de diffusion intra-utérin (SIU), lévonorgestrel (notice approuvée en juin 2026)
- Haute Autorité de santé, Contraception chez la femme adulte et de l’adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG) (validation du 10 juillet 2019)
- CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (version du 15/09/2026)