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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Fièvre de l’enfant : ce qui compte et ce qui inquiète à tort

DOSSIERS Mis à jour le 18 septembre 2026

Une température de 39 °C ne suffit pas à juger la gravité. La conduite dépend d’abord de l’âge, du comportement et de la durée. Le traitement vise l’inconfort, pas la normalisation du thermomètre. Proposez régulièrement à boire.

Consultez sans attendre dans les situations suivantes :

  • Toute fièvre avant 3 mois impose une consultation urgente, selon l’Assurance Maladie.
  • Une température qui dépasse 40 °C rend une consultation urgente indiquée à tout âge, en France.
  • Une difficulté respiratoire ou une somnolence inhabituelle demande un avis sans attendre.
  • Le refus de boire, des marbrures ou des signes de déshydratation justifient une consultation urgente.
  • Des céphalées accompagnées d’une raideur de nuque et de vomissements imposent aussi une consultation urgente.

Cette page ne remplace pas une consultation lorsque l’un de ces signes est présent.

À retenir : le thermomètre ne suffit pas à apprécier l’état d’un enfant. L’âge fixe les seuils chez les plus jeunes, puis l’observation devient centrale après 6 mois.

Trois autres sujets sans lien avec la contraception suivent la même méthode : la lumière et le sommeil, la mélatonine, le poids et le cancer du sein. Ce site publie aussi ce qu’il a corrigé et sur quelle source.

À partir de quelle température parle-t-on de fièvre ?

La Haute Autorité de santé retient une température centrale supérieure à 38 °C. Mesurez-la chez un enfant normalement couvert, sans activité physique intense, dans une température ambiante tempérée. Le chiffre affiché peut varier selon la méthode. Il ne suffit donc pas, à lui seul, à décider d’un médicament.

Entre 3 et 6 mois, 39 °C appelle une évaluation médicale

Entre 3 et 6 mois, une température d’au moins 39 °C figure, pour NICE, parmi les signes de risque au moins intermédiaire. Une évaluation médicale est alors nécessaire.

Après 6 mois, la hauteur de la température ne doit pas être utilisée seule pour apprécier la gravité. L’évaluation repose sur l’état de l’enfant, pas sur la hauteur du chiffre seule.

Le paracétamol vise l’inconfort, pas le chiffre

Le but est de soulager l’inconfort. Pendant les premières 24 heures, la Haute Autorité de santé recommande, si un antipyrétique est nécessaire, le paracétamol en monothérapie et en première intention, sous réserve des contre-indications.

Sans avis médical, l’Assurance Maladie demande d’éviter l’association ou l’alternance avec l’ibuprofène. Les erreurs de prise peuvent survenir. Un surdosage aussi.

NICE prévoit une exception limitée si l’inconfort persiste ou réapparaît avant la prochaine prise. Les deux médicaments ne doivent pas être administrés simultanément.

Les bains frais et le déshabillage complet sont à éviter

Les bains frais et les enveloppements frais ne sont pas recommandés. Leur effet reste modeste et transitoire, avec un risque d’inconfort pour l’enfant.

Enlevez les vêtements superflus. Ne déshabillez pas complètement l’enfant. Ne provoquez pas de frissons.

Boire est le geste retenu par les recommandations

Même sans demande spontanée, proposez fréquemment à boire. Chez l’enfant allaité, NICE recommande de poursuivre et de proposer régulièrement le lait maternel.

Surveillez la diminution des urines, la sécheresse buccale et l’altération de l’état général.

La fièvre est une réaction, pas une maladie

Une fièvre est une réaction de l’organisme. Ce n’est pas une maladie.

Sources

  1. Assurance Maladie, France, Votre enfant a de la fièvre : que faire et quand consulter ? (3 septembre 2024)
  2. NICE, Royaume-Uni ; texte intégral sur NCBI Bookshelf, Fever in under 5s: assessment and initial management (26 novembre 2021, dernière mise à jour)
  3. HAS, France, Prise en charge de la fièvre chez l’enfant (12 octobre 2016, mise en ligne)
  4. Assurance Maladie, France, Les médicaments en cas de fièvre chez l’enfant (3 septembre 2024)