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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

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CYCLE ET FERTILITÉ Mis à jour le 19 septembre 2026

En Belgique, l’INAMI rembourse au maximum six cycles de PMA par femme, et seulement avant ses 43 ans, alors que la loi du 6 juillet 2007 autorise l’acte jusqu’à 45 ans et l’implantation jusqu’à 47 ans. En France, service-public.gouv.fr annonce une prise en charge à 100 % pour six inséminations et quatre tentatives de FIV, sans condition de mariage, d’orientation sexuelle ou de statut matrimonial. Le parcours s’ouvre après un bilan d’infertilité qui associe les deux partenaires, et dont le premier examen masculin est le spermogramme.

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Douze mois d’essais avant le bilan, six mois dès 35 ans

Le bilan d’infertilité part de douze mois de rapports sexuels réguliers non protégés sans grossesse, définition retenue par la Haute Autorité de santé en juin 2026. Deux situations raccourcissent ce délai : la femme de 35 ans et plus, l’homme de 45 ans et plus, pour lesquels le bilan se propose après six mois.

Un facteur de risque déjà connu change le calendrier. Une infection pelvienne ou sexuellement transmissible, une chirurgie des organes reproducteurs, une endométriose ou un traitement qui altère la fertilité font proposer le bilan à tout âge.

Le spermogramme ouvre le bilan masculin, avant tout autre examen biologique. Le recueil se fait au laboratoire par masturbation, après deux à sept jours d’abstinence, sans fièvre dans les trois mois qui précèdent. Un spermogramme déjà réalisé doit dater de moins d’un an pour servir de base.

Le bilan féminin mesure l’ovulation par la progestérone en deuxième partie de cycle, dose les hormones entre le 2e et le 4e jour des règles, associe une échographie pelvienne endovaginale à une recherche de perméabilité des trompes. Un dépistage des infections sexuellement transmissibles fait partie de la période préconceptionnelle, car une chlamydia non traitée atteint les trompes sans donner de signe.

Le seuil à ne pas laisser passer : la Haute Autorité de santé demande de repérer sans délai les personnes proches des limites d’âge de l’AMP, et nomme la femme dès 40 ans.

L’insémination, la FIV et le don ne répondent pas aux mêmes situations

L’insémination artificielle dépose le sperme dans l’utérus et la fécondation se fait dans le corps. La fécondation in vitro déplace cette rencontre en laboratoire, puis transfère un embryon. Le don de gamètes et l’accueil d’embryon prennent le relais quand les gamètes du couple ne peuvent pas être utilisés.

Trois techniques d’AMP et ce qu’elles impliquent, d’après service-public.gouv.fr (page vérifiée le 5 février 2025)
Technique Où a lieu la fécondation Gamètes utilisés
Insémination artificielle Dans l’utérus Sperme du partenaire ou sperme congelé d’un donneur
Fécondation in vitro En laboratoire Ovocyte de la femme ou d’une donneuse, sperme du partenaire ou d’un donneur
Accueil d’embryon Transfert après conception en laboratoire Embryon donné à un couple ou à une femme seule

Une infertilité sur cinq est masculine, une sur trois féminine

La Haute Autorité de santé a réuni en 2026 la répartition des causes : facteur féminin seul dans 30,6 % des situations, facteur masculin seul dans 18,7 %, les deux associés dans 26,3 %, et aucune cause retrouvée dans 10,8 %.

L’ovulation concentre une partie des causes féminines. Un cycle irrégulier accompagné d’acné ou d’une pilosité inhabituelle oriente vers un syndrome des ovaires polykystiques. Les lésions d’endométriose sur les ovaires, les trompes ou le pelvis gênent la rencontre des gamètes. Ces familles de causes, de la réserve ovarienne aux facteurs masculins, n’appellent pas les mêmes traitements.

L’âge et le remboursement ne se lisent pas pareil en Belgique et en France

Deux calendriers se superposent en Belgique. La loi du 6 juillet 2007 fixe les limites de l’acte, tandis que l’assurance soins de santé pose les siennes pour rembourser. En France, les âges d’accès et de prise en charge viennent du Code de la santé publique, repris par l’Assurance Maladie.

Âges d’accès à l’AMP en Belgique et en France, d’après la loi belge du 6 juillet 2007 et service-public.gouv.fr
Étape Belgique France
Prélèvement d’ovocytes Jusqu’à 45 ans Jusqu’au 43e anniversaire
Insémination ou implantation chez la femme qui porte l’enfant Demande jusqu’à 45 ans, acte jusqu’à 47 ans au plus Jusqu’au 45e anniversaire
Recueil de spermatozoïdes – Jusqu’au 60e anniversaire

Belgique : six cycles de PMA au maximum par femme, réservés à celles qui n’ont pas encore atteint 43 ans, d’après l’INAMI (circulaire applicable au 22 octobre 2024). Pour les frais de laboratoire d’un cycle, l’INAMI retient 1 936,58 € depuis le 1er juillet 2024.

France : six inséminations et quatre tentatives de FIV sont prises en charge à 100 %, et une grossesse remet le compteur des tentatives à zéro, précise l’Agence de la biomédecine.

Un bilan normal ne signifie pas absence de solution

Quand tous les examens sont dans les normes, la Haute Autorité de santé parle d’infertilité inexpliquée et demande d’orienter vers un médecin ou une équipe spécialisée en médecine de la reproduction pour des examens de deuxième intention. Elle écarte l’annonce d’un pronostic sur la fertilité à ce stade.

Avant le rendez-vous, il reste des examens, des traitements et des antécédents à réunir, et des questions à poser.

Ce qui revient le plus souvent en consultation

Faut-il être marié ou en couple pour entrer en PMA ?

La loi belge du 6 juillet 2007 parle d’auteurs du projet parental et ne réserve pas la PMA aux couples mariés. La France ouvre l’AMP à un couple hétérosexuel, à un couple de deux femmes et à une femme non mariée, sans discrimination liée à l’orientation sexuelle ou au statut matrimonial.

Un spermogramme ancien doit-il être refait ?

Il reste utilisable s’il a moins d’un an, selon la Haute Autorité de santé. Au-delà de ce délai, ou si le recueil n’a pas respecté les conditions d’abstinence et d’absence de fièvre, un nouveau prélèvement est nécessaire.

Le tabac ou l’alcool changent-ils les chances en PMA ?

Le tabac altère la spermatogenèse et diminue significativement les chances de succès en AMP, note la Haute Autorité de santé. Elle place l’arrêt du tabac et de l’alcool dès l’intention de conception, pour les deux partenaires, et déconseille le cannabis.

Peut-on être remboursé après 43 ans ?

En Belgique, les forfaits de l’INAMI s’arrêtent avant 43 ans, même si la loi autorise l’acte plus tard. En France, le prélèvement d’ovocytes est pris en charge jusqu’à la veille du 43e anniversaire.

Sources

  1. Haute Autorité de santé, Infertilité : exploration en première intention (recommandation adoptée le 11 juin 2026, publiée le 17 juillet 2026)
  2. INAMI, Le remboursement de la procréation médicalement assistée (PMA) de patientes belges dans un autre État membre de l’Union européenne (I.B. 2024/4, applicable au 22 octobre 2024)
  3. service-public.gouv.fr, Procréation médicalement assistée (PMA) (vérifié le 5 février 2025)
  4. Loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée et à la destination des embryons surnuméraires et des gamètes, texte de la loi (Moniteur belge du 17 juillet 2007)
  5. INAMI, Médicaments utilisés dans les troubles de la fertilité (arrêté royal du 6 octobre 2008)
  6. Agence de la biomédecine, Quelle est la prise en charge financière de l’AMP ? (guide destiné aux patients, 2026)