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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Chlamydia : qui dépister, comment, quel traitement

SANTÉ SEXUELLE Mis à jour le 18 septembre 2026

La chlamydia ne donne le plus souvent aucun signe, chez l’homme comme chez la femme : ne rien ressentir ne veut donc pas dire ne rien avoir. C’est la raison pour laquelle on la cherche au lieu de l’attendre. Le prélèvement n’exige aucun examen gynécologique : un premier jet d’urine ou un prélèvement vaginal que l’on peut faire soi-même suffisent.

Pourquoi dépister quand aucun symptôme n’apparaît

L’infection est fréquemment asymptomatique chez les deux sexes. Un dépistage peut donc repérer une infection qui ne provoque aucun signe.

Une infection non traitée peut être associée à une maladie inflammatoire pelvienne. Celle-ci peut entraîner un abcès à court terme, puis des problèmes de fertilité ou une grossesse extra-utérine à long terme.

Chez l’homme, l’aspect de l’écoulement ne nomme pas le germe : deux infections sont souvent traitées ensemble.

En Belgique, le résultat guide la conduite à tenir

Le CBIP indique de traiter Chlamydia et le gonocoque lorsque le résultat du test est positif. Après un contact à risque, un autre prélèvement peut être réalisé deux semaines plus tard si le test est négatif et que cela est nécessaire.

En Belgique, aucune périodicité n’est fixée pour le dépistage de Chlamydia chez une personne sans symptôme. Le rythme se décide en consultation, à partir de l’exposition et du nombre de partenaires. Les centres de planning familial accueillent sans rendez-vous, mais un prélèvement peut y entraîner une facture de laboratoire distincte de la consultation.

En France, les indications et le rythme sont définis par la HAS

La Haute Autorité de santé recommande un dépistage opportuniste systématique chez les femmes sexuellement actives de 15 à 25 ans inclus, y compris les femmes enceintes.

Le dépistage ciblé concerne les hommes présentant des facteurs de risque, les femmes de plus de 25 ans présentant ces facteurs et les femmes qui consultent pour une IVG, sans limite d’âge.

Après un résultat négatif, le dépistage est répété chaque année en cas de rapports non protégés avec un nouveau partenaire. Après un résultat positif, un nouveau dépistage est réalisé de 3 à 6 mois plus tard. Ce rythme devient trimestriel chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Comment se déroule le prélèvement

Le TAAN est la technique recommandée. Chez l’homme, le prélèvement optimal est le premier jet d’urine. Chez la femme, il s’agit d’un prélèvement vaginal.

L’auto-prélèvement vaginal présente des performances comparables au prélèvement réalisé par un professionnel. Le dépistage peut donc reposer sur un geste réalisé soi-même, selon le dispositif proposé.

Le dépistage du HPV suit d’autres repères, présentés dans les différences entre frottis, test HPV et vaccination.

Le traitement dépend du résultat et de la grossesse

Le traitement se prescrit après le résultat, jamais avant, et il dépend de la grossesse. Les schémas ci-dessous sont ceux que le CBIP retient : ils vous disent à quoi vous attendre en consultation, ils ne remplacent pas l’ordonnance.

Pour les hommes et les femmes qui ne sont pas enceintes, le CBIP écrit : « doxycycline 100 mg 2x par jour pendant 7 jours ». Pour les femmes enceintes, il écrit : « azithromycine 1 g en une dose unique ».

Les partenaires concernés dépendent des symptômes et du sexe

Chez les hommes symptomatiques, l’annonce du diagnostic concerne tous les partenaires des 4 à 6 semaines précédant l’apparition des symptômes. Chez les hommes asymptomatiques, elle concerne tous les partenaires des 6 mois précédents.

Pour les femmes, l’ensemble des partenaires des 6 mois précédents est concerné, avec ou sans symptômes. Cette prise en charge répond au risque de recontamination ou de nouvelle contamination.

Le contrôle après traitement répond à des situations précises

Chez les personnes non enceintes, les CDC ne prévoient pas de test de guérison systématique. Un contrôle est indiqué en cas de doute sur l’observance, de symptômes persistants ou de suspicion de réinfection.

Un TAAN réalisé moins de 4 semaines après le traitement peut rester faussement positif. Un nouveau dépistage de réinfection est recommandé vers 3 mois.

Ne pas attendre un rendez-vous en cas de douleur du bas-ventre qui s’installe, surtout avec de la fièvre : c’est le tableau d’une infection qui est montée, et c’est elle qui laisse des séquelles. Chez l’homme, une douleur testiculaire brutale relève du même délai.

Des symptômes qui persistent après le traitement justifient aussi un examen : le CBIP prévient alors de vérifier que le traitement a bien été mené à son terme et qu’il n’y a pas eu de nouvelle contamination.

Les questions de santé sexuelle, de dépistage et d’IST couvrent aussi les autres infections sexuellement transmissibles.

Sources

  1. CDC, Chlamydial Infections (22 juillet 2021)
  2. CBIP/BCFI, 11. Infections (version du 01/09/2026)
  3. Haute Autorité de santé, Réévaluation de la stratégie de dépistage des infections à Chlamydia trachomatis (23 octobre 2018)