Chez l’adulte, le diagnostic repose sur au moins deux critères parmi trois, après exclusion d’autres causes. Le SOPK est un syndrome, c’est-à-dire un ensemble de signes. Une échographie seule ne suffit donc pas, et la prise en charge varie selon l’objectif lié au cycle, à la fertilité ou à la glycémie.

Deux critères sur trois suffisent
Chez l’adulte, le référentiel international diffusé par l’ASRM retient au moins deux critères parmi trois, après exclusion d’autres causes : hyperandrogénie clinique ou biologique, dysfonction ovulatoire, ou morphologie ovarienne polykystique. L’échographie seule ne suffit pas. La morphologie polykystique est définie par le comptage de follicules. La présence de « kystes » n’est pas indispensable.
OMPK ou SOPK ?
OMPK est l’ancien sigle d’« ovaires micropolykystiques ». Le terme utilisé aujourd’hui est SOPK, pour syndrome des ovaires polykystiques.
Le référentiel clinique international de l’ASRM date de 2023. Le 27 mai 2026, l’ASRM a annoncé la nomenclature « Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome », abrégée PMOS. Cette annonce se distingue des critères cliniques du référentiel de 2023.
À l’échographie, le seuil est de 20 follicules
Le seuil échographique est d’au moins 20 follicules dans au moins un ovaire, lorsque le comptage est techniquement fiable.
L’AMH peut remplacer l’échographie pour définir la morphologie ovarienne polykystique chez l’adulte. Elle ne constitue pas un test diagnostique autonome. Aucun seuil universel d’AMH n’est retenu. Les seuils dépendent de la méthode de dosage et de la population.
À l’adolescence, l’hyperandrogénie et la dysfonction ovulatoire doivent être réunies. L’échographie ovarienne et l’AMH ne sont pas recommandées pour poser le diagnostic, car leur spécificité est insuffisante.
Le cycle et la fertilité dépendent de la dysfonction ovulatoire
Le cycle et l’ovulation correspondent au critère de dysfonction ovulatoire. Le test du pic de LH ne suffit pas à réunir, à lui seul, les critères du SOPK.
Pour une infertilité anovulatoire liée au SOPK, sans autre facteur d’infertilité, le référentiel recommande le létrozole en première intention pour induire l’ovulation. Cette utilisation reste hors autorisation de mise sur le marché dans plusieurs pays.
Pourquoi surveiller la glycémie
Le risque de dysglycémie et de diabète de type 2 augmente indépendamment de l’âge et de l’IMC. La certitude des preuves est jugée faible.
Selon le référentiel, le risque cardiovasculaire augmente aussi, avec une certitude des preuves jugée très faible. L’évaluation glycémique est recommandée au diagnostic. Elle se répète ensuite tous les 1 à 3 ans, selon les facteurs de risque.
Ce qu’on propose en premier
Même sans perte de poids, l’alimentation équilibrée et l’activité physique concernent toutes les patientes.
Pour les cycles irréguliers et l’hyperandrogénie, la contraception orale combinée constitue une première option pharmacologique. La metformine vise principalement les indications métaboliques.
Questions à poser quand le mot SOPK est prononcé
- Quels sont les deux critères retenus parmi les trois, et quelles autres causes ont été exclues ?
- Si une échographie est invoquée, le comptage atteint-il au moins 20 follicules dans au moins un ovaire et était-il techniquement fiable ?
- Quel suivi glycémique est prévu au diagnostic, puis selon les facteurs de risque ?
Cette page ne remplace pas une consultation médicale.