Julien Chabord est pharmacien. Il écrit et tient à jour les pages de MediCMS, à partir des mêmes documents qu’il consulte au comptoir : le répertoire du Centre belge d’information pharmacothérapeutique, les notices officielles, les barèmes de l’INAMI et de l’Assurance Maladie.
Pourquoi un pharmacien plutôt qu’un médecin
Les questions qui amènent ici ressemblent à celles qu’on pose au comptoir plutôt qu’en consultation. Un comprimé oublié la veille. Un test dont on ne sait pas ce qu’il mesure. Le prix réel d’un stérilet une fois le remboursement déduit. Une notice illisible qu’on tend en demandant ce que ça veut dire.
Ces questions ont des réponses précises, écrites dans des documents publics que presque personne ne lit : le résumé des caractéristiques d’un produit, les tableaux du CBIP, les arrêtés de remboursement. C’est le métier de pharmacien de les lire tous les jours. C’est ce que ce site fait par écrit, avec le temps qu’un comptoir ne permet jamais de prendre.
Ce qu’il fait sur chaque page
Il part du document, jamais du souvenir. Une affirmation qui n’est pas dans une source datée ne figure pas sur la page. Il préfère une fiche plus courte à une fiche qui comble.
Il sépare ce qui relève du document et ce qui relève de la consultation. Un seuil, un délai, une conduite à tenir publiée par le CBIP peuvent s’écrire. Une décision qui dépend d’un examen, d’un antécédent ou d’un traitement en cours ne le peut pas, et la page le dit à cet endroit précis plutôt qu’en avertissement général.
Sa formation et son parcours
Diplômé en sciences pharmaceutiques, il a exercé une quinzaine d’années en officine, d’abord à Liège puis à Bruxelles, avant de se consacrer à l’information de santé écrite. La contraception, la santé sexuelle et les questions de remboursement formaient déjà la plus grande part des demandes qui lui étaient adressées au comptoir : ce sont les sujets sur lesquels il écrit aujourd’hui.
Il lit le néerlandais et l’anglais, ce qui compte pour un site belge : une partie des documents de référence, à commencer par ceux des autorités flamandes et de l’Organisation mondiale de la santé, n’existe pas en français.
Ce qu’il n’écrit pas
Il ne répond pas à une situation individuelle par courriel et n’établit aucun diagnostic à distance. Une question sur un cas précis relève du pharmacien ou du médecin qui a le dossier devant lui. Les échanges avec la rédaction portent sur le contenu des pages : une erreur relevée, une source plus récente, une formulation ambiguë.
Il n’accepte aucune rémunération d’un laboratoire, ne place aucun lien commercial et ne recommande aucune marque. La règles qu’il s’impose en écrivant détaille ce cadre, et les corrections déjà apportées aux pages sont publiées avec leur date.