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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Éjaculation précoce : ce que le terme recouvre

SANTÉ SEXUELLE Mis à jour le 17 septembre 2026

L’éjaculation précoce répond à une définition clinique quand trois conditions sont réunies : un délai d’une minute ou moins, une incapacité à retarder l’éjaculation et des conséquences négatives telles que la détresse. Le délai seul ne suffit pas. Des approches psychosociales et médicamenteuses ont été évaluées, avec des niveaux de preuve et des effets indésirables différents.

La définition clinique repose sur trois critères

La définition clinique reproduite par Cochrane associe une éjaculation toujours ou presque toujours avant la pénétration vaginale ou dans la minute suivante, une incapacité à la retarder et des conséquences négatives telles que la détresse, la frustration ou l’évitement de l’intimité.

Le délai seul ne constitue pas l’ensemble de cette définition. La gêne ressentie fait aussi partie des critères retenus par Cochrane.

La prévalence estimée va de 3 à 20 %

Cochrane rapporte des estimations de prévalence allant de 3 % à 20 %. Cette fourchette ne constitue pas une estimation spécifique de la prévalence en Belgique.

Le moment d’apparition et les difficultés psychologiques apportent deux repères

Le CBIP décrit une survenue possible à un âge plus avancé, souvent associée à des troubles de l’érection. Le moment d’apparition peut être précisé pendant une consultation médicale.

Cochrane indique que des difficultés psychologiques peuvent être une cause ou une conséquence de l’éjaculation précoce.

Les approches évaluées n’ont pas le même niveau de preuve

Le CBIP privilégie initialement l’information sexuelle, l’apprentissage du contrôle et l’accompagnement individuel ou de couple.

La revue psychosociale de Cochrane, fondée sur quatre essais et 253 patients, conclut à des preuves faibles et incohérentes. La recherche bibliographique décrite dans cette revue s’arrête en 2010.

Une autre revue Cochrane, portant sur 31 études et 8 254 hommes, conclut que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, ou ISRS, améliorent probablement le contrôle et la satisfaction, avec davantage d’effets indésirables.

Pour les ISRS regroupés, le gain moyen de délai est de 3,09 minutes par rapport au placebo. Le niveau de certitude reste faible pour ce critère, et ce chiffre n’est pas propre à la dapoxétine.

La dapoxétine a une indication en Belgique, avec un rapport bénéfice/risque discutable

Le RCP belge de la dapoxétine comporte l’indication d’éjaculation prématurée. Le CBIP qualifie son rapport bénéfice/risque de discutable. Les effets très fréquents cités comprennent les vertiges, les céphalées et les nausées. Les antécédents de syncope figurent parmi les contre-indications.

Un médecin peut reprendre les trois critères, le moment d’apparition et les options évaluées. Cette page ne remplace pas une consultation médicale.

Les informations sur les IST, le dépistage et la santé sexuelle regroupent les autres sujets de cette rubrique. Un écoulement ou une brûlure chez l’homme appelle des repères pour s’orienter face à ces signes.

Sources

  1. Cochrane, Interventions psychosociales dans l’éjaculation précoce (1er mai 2022 ; recherche bibliographique décrite jusqu’en 2010).
  2. CBIP, 7. Système urogénital (10 septembre 2026).
  3. Cochrane, Selective serotonin re-uptake inhibitors for premature ejaculation (21 mars 2021).