Un écoulement par l’urètre ou une brûlure quand on urine peut correspondre à une urétrite. Ces signes ne suffisent pas à identifier le germe et imposent une consultation. Le prélèvement privilégié chez l’homme est l’urine.
Ce que l’écoulement et la brûlure peuvent recouvrir
Une urétrite peut provoquer des brûlures mictionnelles, un prurit urétral ou un écoulement. L’écoulement peut être muqueux, mucopurulent ou purulent. Son aspect ne permet pas, à lui seul, d’identifier le germe. Les CDC citent Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis parmi les causes majeures d’urétrite.
Dans les données américaines reprises par les CDC, Chlamydia représente 15 à 40 % des urétrites non gonococciques. Mycoplasma genitalium en représente 15 à 25 %.
Le dépistage de la chlamydia sans symptôme répond à une autre question : il concerne les personnes qui ne présentent pas de signe.
Le prélèvement recherche deux infections et une inflammation
Chez l’homme, l’urine est le prélèvement privilégié. Les examens recherchent Chlamydia et le gonocoque par TAAN. Ils recherchent aussi des signes objectifs d’inflammation.
Devant une urétrite persistante ou récidivante, les CDC recommandent notamment une recherche de Mycoplasma genitalium.
En Belgique, le CBIP indique qu’il est préférable d’attendre les résultats de l’examen complémentaire.
Si la gravité des symptômes ou d’autres raisons ne le permettent pas, le traitement empirique commence immédiatement après le prélèvement.
Traiter deux germes couvre une co-infection possible
Une urétrite gonococcique peut s’accompagner d’une infection à Chlamydia. La couverture probabiliste des deux agents vise cette possibilité de co-infection. Les deux bactéries ne sont pas systématiquement présentes.
Le traitement empirique associe doxycycline et ceftriaxone
Pour le traitement empirique de l’urétrite, le CBIP écrit : « doxycycline oral, 100 mg 2x par jour pendant 7 jours » et « + ceftriaxone IM dose unique de 1 g ».
Le traitement doit être prescrit en consultation. Il suit le prélèvement.
Une semaine sans rapport non protégé suit le début du traitement
Après le début du traitement, le CBIP indique d’éviter tout contact sexuel non protégé, oral, vaginal ou anal pendant une semaine.
Pour les partenaires, demandez au médecin si un examen ou un traitement est nécessaire.
Certaines douleurs et fièvres imposent une prise en charge rapide
Dans un tableau d’épididymite, une douleur importante ou une fièvre peuvent justifier une évaluation spécialisée ou une hospitalisation, notamment pour rechercher une complication.
Une douleur testiculaire unilatérale, intense et d’apparition brutale impose une évaluation immédiate. Il faut exclure une torsion.
La brûlure urinaire peut avoir une cause non transmissible
Une brûlure urinaire peut aussi avoir une cause non transmissible. Prise seule, elle ne permet donc pas de conclure à une infection transmissible.
Les questions sur les IST, le dépistage et la santé sexuelle sont regroupées dans la rubrique santé sexuelle. Les condylomes et leurs lésions correspondent à un autre type de problème.
Sources
- CDC, Diseases Characterized by Urethritis and Cervicitis (Dernière révision : 21 septembre 2022), Diseases Characterized by Urethritis and Cervicitis
- CBIP/BCFI, 11. Infections (01/09/2026), 11. Infections
- CDC, Epididymitis (22 juillet 2021), Epididymitis
