Cerazette est une pilule progestative qui contient 75 μg de désogestrel par comprimé. La plaquette comprend 28 comprimés pris chaque jour, sans pause entre deux plaquettes. Un retard de plus de 12 heures est considéré comme un oubli selon sa notice : prenez le dernier comprimé oublié dès que possible, poursuivez à l’heure habituelle et utilisez une méthode barrière pendant les 7 jours suivants. Les saignements peuvent être irréguliers ou absents.

À quoi sert Cerazette et à qui ce contraceptif est-il destiné ?
Cerazette est une pilule contraceptive qui contient uniquement un progestatif, le désogestrel. Chaque comprimé apporte 75 μg de désogestrel : il ne contient pas d’œstrogène. La notice belge indique qu’à cette dose, l’ovulation est inhibée dans la plupart des cas. Le CBIP/BCFI présente le désogestrel parmi les pilules progestatives.
Une pilule sans œstrogène peut être envisagée lorsque les associations estroprogestatives ne conviennent pas, notamment en cas de contre-indication à l’œstrogène. La notice mentionne également son utilisation possible pendant l’allaitement. Cela ne permet pas de déterminer si Cerazette convient à une personne en particulier : l’histoire médicale, les traitements et la situation du moment comptent dans ce choix.
La contraception hormonale ne protège pas contre le VIH ni contre les autres infections sexuellement transmissibles. Le préservatif reste nécessaire pour réduire ce risque. Le comparatif des méthodes de contraception présente les principales familles de méthodes, sans évaluer une situation individuelle.
Comment prendre Cerazette chaque jour ?
Prenez un comprimé par jour, à peu près à la même heure, avec un peu d’eau et sans le mâcher. La plaquette comporte 28 comprimés, repérés par jour de la semaine et reliés par des flèches. Suivez leur ordre jusqu’au dernier comprimé. Une fois la plaquette terminée, commencez-en une nouvelle le lendemain, sans intervalle et sans attendre des règles.
Des saignements peuvent survenir pendant la prise. La notice indique de continuer les comprimés normalement : un saignement ne crée pas une semaine d’arrêt et ne marque pas le moment où recommencer. Le suivi visuel des jours inscrits au dos de la plaquette peut aider à vérifier si le comprimé du jour a déjà été pris.
Le moment de commencer la première plaquette dépend de la méthode contraceptive utilisée auparavant et du jour du cycle. Par exemple, si vous n’utilisiez pas de contraception hormonale, la notice prévoit un début le premier jour des règles sans précaution supplémentaire. Un début entre le deuxième et le cinquième jour du cycle implique, selon cette notice, une méthode barrière pendant les sept premiers jours. Les consignes diffèrent aussi lors d’un changement de pilule, d’anneau, de patch, d’implant ou de dispositif intra-utérin hormonal. Après un accouchement ou une interruption de grossesse, référez-vous aux consignes spécifiques de la notice et à l’avis du professionnel qui vous suit : ne transposez pas automatiquement le calendrier d’une autre méthode.
Que faire si vous avez plus de 12 heures de retard ?
La notice de Cerazette distingue un retard inférieur ou égal à 12 heures d’un retard plus long. Si le retard dépasse 12 heures, la fiabilité contraceptive peut diminuer. Prenez le dernier comprimé oublié dès que vous y pensez, même si cela signifie prendre deux comprimés le même jour, puis prenez les suivants à l’heure habituelle. Utilisez aussi une méthode contraceptive barrière pendant les sept jours suivants de prise des comprimés.
Cette consigne concerne la prise continue de Cerazette. Pour cette pilule, suivez la plaquette sans interruption, plutôt que de déterminer la conduite à tenir à partir d’une « semaine de plaquette » comme pour une pilule combinée avec une pause programmée. La notice prévoit une précaution particulière pour la première semaine d’initiation : si un ou plusieurs comprimés ont été oubliés pendant cette période et qu’un rapport sexuel a eu lieu dans la semaine précédant l’oubli, une grossesse est possible. La notice recommande alors de demander l’avis d’un médecin. Cette mention vise le début de l’utilisation. Elle ne s’applique pas à la première semaine de chaque nouvelle plaquette.
Si un rapport non protégé a précédé un oubli, la contraception d’urgence peut être pertinente. Le choix de la méthode dépend du délai écoulé depuis le rapport et de la situation clinique. Le seuil de 12 heures mentionné ici concerne uniquement le retard de prise de Cerazette.
Que faire après un vomissement ou une diarrhée sévère ?
La notice assimile certains troubles digestifs à un oubli, car l’absorption du comprimé peut être incomplète. Si vous vomissez dans les 3 à 4 heures après la prise, ou si vous avez une diarrhée sévère, elle indique qu’une partie du principe actif pourrait ne pas avoir été absorbée. Dans ce cas, suivez les consignes de la notice pour un comprimé oublié, notamment le seuil de retard et les précautions complémentaires applicables.
La notice signale que le risque de baisse de l’efficacité augmente avec le nombre de comprimés oubliés consécutivement. Pour un retard supérieur à 12 heures, elle demande de prendre le dernier comprimé oublié puis les suivants aux heures habituelles.
Quels changements de saignement peuvent survenir avec Cerazette ?
Des saignements irréguliers sont possibles avec Cerazette : ils peuvent apparaître à intervalles variables, être légers ou ne pas survenir. La notice indique qu’il peut aussi ne pas y avoir de saignement. L’absence de règles ne constitue pas une pause à ajouter entre les plaquettes.
Le CBIP/BCFI décrit les saignements irréguliers ou le spotting parmi les effets associés aux pilules progestatives seules. Leur rythme ne se laisse pas toujours prévoir et peut évoluer au cours de l’utilisation. La présence d’un saignement ne permet pas à elle seule de conclure à une grossesse, pas plus que son absence ne suffit à l’exclure si un oubli ou une autre situation à risque a eu lieu.
Un saignement vaginal inhabituellement abondant relève du bloc de triage ci-dessous ; les saignements légers ou irréguliers, décrits plus haut, ne sont pas à confondre avec ce signe d’alerte.
Quelles précautions et quels effets indésirables connaître ?
La notice cite parmi les éléments à signaler au médecin un cancer du sein actuel ou passé, une thrombose, une maladie du foie, un diabète, une épilepsie, une tuberculose, une tension artérielle élevée ou un chloasma. Elle mentionne aussi des situations où Cerazette ne doit pas être pris, comme une allergie au désogestrel, une thrombose, certaines maladies graves du foie, une tumeur influencée par les hormones sexuelles ou des saignements vaginaux dont la cause n’est pas établie.
La notice avertit que certains médicaments peuvent modifier l’effet de Cerazette ou voir leur propre effet modifié. Elle cite notamment la ciclosporine et la lamotrigine comme exemples d’interactions possibles.
Parmi les effets rapportés, la notice cite notamment des saignements irréguliers. Elle mentionne aussi des nausées, de l’acné, une sensibilité mammaire, des changements d’humeur ou de libido et des maux de tête parmi les effets possibles. La fréquence et l’importance varient selon les effets. La notice complète donne les catégories de fréquence et la liste exhaustive ; la survenue d’un symptôme pendant la prise ne suffit pas à établir un lien de causalité avec le médicament.
Urgence immédiate : appelez le 112 en cas de gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge avec difficulté à respirer ou à avaler. Appelez également le 112 si vous avez une douleur thoracique inexpliquée, un essoufflement nouveau — même progressif ou modéré — ou une toux avec du sang : ces signes peuvent évoquer une embolie pulmonaire et justifient un appel immédiat aux secours, sans attendre qu’ils deviennent intenses.
Avis médical aujourd’hui : contactez un médecin sans attendre en cas de douleur importante ou de gonflement d’une jambe, douleur abdominale soudaine ou intense, jaunisse, grosseur dans un sein ou saignement vaginal inhabituellement abondant. Demandez aussi un avis si vous pensez être enceinte. La notice demande une évaluation médicale rapide pour ces signes.
Surveillance : des saignements légers ou irréguliers peuvent survenir sous Cerazette. Demandez un avis médical s’ils deviennent abondants ou prolongés. Une opération ou une immobilisation prolongée prévue n’est pas une urgence symptomatique : signalez à l’avance la prise de Cerazette au professionnel qui organise les soins, la notice demandant de consulter au moins quatre semaines avant une opération.
Cerazette peut-elle être utilisée pendant la grossesse ou l’allaitement ?
La notice indique que Cerazette ne doit pas être utilisé si vous êtes enceinte ou pensez l’être. Si vous pensez être enceinte, demandez l’avis d’un médecin.
Cerazette peut être utilisé pendant l’allaitement selon la notice. Celle-ci précise qu’une petite quantité de désogestrel passe dans le lait maternel et mentionne des signalements occasionnels d’une diminution de la production de lait. Elle rapporte également qu’une étude de nourrissons allaités n’a pas observé d’effet sur leur croissance et leur développement jusqu’à 2,5 ans.
Le comparatif des méthodes contraceptives situe Cerazette parmi les autres options.
Où trouver les informations officielles belges sur Cerazette ?
La notice belge jointe à la boîte donne les instructions propres à Cerazette, notamment la prise quotidienne, les situations de début, les oublis et les précautions. Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) s’adresse aux professionnels et complète la notice : ces deux documents ne sont pas interchangeables. Le CBIP/BCFI apporte un repère belge sur les médicaments et les contraceptifs.