MediCMS

SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Stérilet hormonal : pose, durée, effet sur les règles

CONTRACEPTION Mis à jour le 17 septembre 2026

Un stérilet hormonal est un dispositif intra-utérin au lévonorgestrel. Selon le modèle et l’indication, sa durée autorisée est de 3, 5 ou 8 ans. Les règles peuvent devenir très faibles ou absentes, avec une aménorrhée chez jusqu’à 30 % des utilisatrices selon le CBIP.

Le DIU hormonal offre une efficacité élevée sans interaction médicamenteuse

La brochure O’YES ASBL indique une efficacité de 99,8 % dans des conditions d’utilisation parfaites et de 99,8 % dans la vie de tous les jours. Le CBIP indique que l’efficacité contraceptive des DIU au cuivre ou au lévonorgestrel égale au moins celle des associations estroprogestatives.

Selon le CBIP, les interactions médicamenteuses n’altèrent pas l’efficacité contraceptive du DIU au lévonorgestrel. Les autres options figurent dans le comparatif des méthodes contraceptives.

Les modèles n’ont ni la même dose ni la même durée

Le tableau du CBIP distingue les modèles, leur dose de lévonorgestrel et leur durée autorisée selon l’indication. Pour les saignements menstruels abondants, le CBIP indique une durée de 5 ans pour Levonortis, Levosert et Mirena.

Modèles de DIU au lévonorgestrel et durées indiquées par le CBIP/BCFI, version du 10/09/2026
Modèle Dose Contraception Saignements menstruels abondants
Jaydess 13,5 mg 3 ans
Kyleena 19,5 mg 5 ans
Levosert 52 mg 8 ans 5 ans
Mirena 52 mg 8 ans 5 ans
Levonortis 5 ans

La pose est possible sans avoir eu d’enfant

Le CBIP indique que les DIU peuvent être placés chez les adolescentes et les nullipares. O’YES ASBL indique aussi que le DIU hormonal peut être placé chez les personnes qui n’ont pas d’enfant.

Ni le CBIP ni la brochure belge ne chiffrent la durée du geste ou la douleur ressentie, qui varie beaucoup d’une personne à l’autre. C’est une question à poser avant la pose, en même temps que celle de ce qui peut être proposé pour la rendre plus supportable.

La brochure O’YES ASBL indique qu’un contrôle échographique est généralement réalisé dans les 6 à 8 semaines après la pose afin de vérifier le placement du DIU.

Les saignements peuvent rester irréguliers pendant les trois premiers cycles

Le CBIP signale des cycles irréguliers, des pertes de sang prolongées et du spotting, surtout pendant les trois premiers cycles. Il décrit aussi une diminution marquée, voire une disparition des menstruations, avec une aménorrhée chez jusqu’à 30 % des utilisatrices. O’YES ASBL indique que les règles peuvent être très faibles ou absentes.

Pour Mirena 52 mg, le résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM en France donne les taux suivants :

Évolution des profils de saignement avec Mirena 52 mg, selon le résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM en France
Profil 90 premiers jours Fin de la première année
Saignements prolongés 22 % 3 %
Saignements irréguliers 67 % 19 %
Aménorrhée 0 % 16 %
Oligoménorrhée 11 % 57 %

Ces chiffres concernent Mirena. Le taux de jusqu’à 30 % du CBIP concerne le DIU au lévonorgestrel de façon générale. Les deux données ne portent donc pas sur le même périmètre.

Les complications locales surviennent surtout dans les semaines suivant la pose

Le CBIP signale, dans les semaines suivant la pose, des complications locales telles que l’expulsion, l’infection et, rarement, la perforation.

Pour Mirena, l’ANSM indique une incidence des expulsions inférieure à 4 % des insertions. L’incidence de perforation utérine est de 1,3 pour 1 000 insertions, avec un intervalle de confiance à 95 % de 1,1 à 1,6.

L’allaitement au moment de l’insertion et une insertion dans les 36 semaines après l’accouchement sont associés à un risque accru de perforation selon le RCP français. Les tampons et les coupes menstruelles ne semblent pas associés à un risque accru d’expulsion selon le CBIP.

Quand demander un avis médical sans attendre

Les trois complications que le CBIP signale après une pose sont l’expulsion, l’infection et, rarement, la perforation. Elles surviennent surtout dans les premières semaines. Une douleur pelvienne qui s’installe, une fièvre, des pertes inhabituelles ou un fil qui ne se retrouve plus justifient un avis médical rapide, sans attendre le contrôle prévu.

Le retrait se prépare dès la pose

La date de retrait ou de remplacement dépend du modèle et de l’indication retenue : c’est la première chose à noter le jour de la pose, puisque l’écart va de trois à huit ans. Le CBIP ne chiffre pas le délai de retour de la fertilité après un retrait.

Les informations sur la pose, le retrait et les saignements de l’implant sont présentées séparément dans la fiche dédiée à l’implant et à ses étapes. Le comparatif de l’efficacité et des contraintes met le DIU en regard d’autres options. Les postes de coût d’une contraception et les règles d’accès et de remboursement en Belgique et en France relèvent de pages distinctes.

Sources

  1. CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (Version : 10/09/2026)
  2. O’YES ASBL, Mon contraceptif, 10 infos clés (Édition 2023)
  3. Base de données publique des médicaments, ANSM, France, Résumé des caractéristiques du produit, MIRENA 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin (mise à jour du 17/06/2026)