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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Vaccination contre le HPV : âges, schémas, ce qu’elle prévient

SANTÉ SEXUELLE Mis à jour le 18 septembre 2026

En Belgique, la vaccination contre le HPV est recommandée de 9 à 14 ans en deux doses ; en France, elle commence de 11 à 14 ans en deux doses. Le rattrapage va jusqu’à 26 ans inclus, selon des modalités propres à chaque pays. La vaccination ne remplace pas le dépistage du col.

Les doses changent selon l’âge et le pays

En Belgique, deux doses sont prévues de 9 à 14 ans, avec 5 à 13 mois entre les injections. En France, deux doses concernent 11 à 14 ans, avec 6 à 13 mois d’intervalle. De 15 à 26 ans inclus, le rattrapage comprend trois doses en France et suit le schéma usuel 0, 2, 6 mois en Belgique.

Âges, doses et intervalles indiqués par le CBIP pour la Belgique et par l’Assurance Maladie pour la France.
Pays Âge Nombre de doses Intervalle
Belgique 9 à 14 ans Deux De 5 à 13 mois
15 à 26 ans inclus Trois, schéma usuel 0, 2 et 6 mois
France 11 à 14 ans Deux De 6 à 13 mois
15 à 26 ans inclus Trois 0, 2 et 6 mois

En Belgique, le programme scolaire met Gardasil 9 à disposition gratuitement

Belgique : Gardasil 9 en deux doses est mis à disposition gratuitement dans le programme des communautés. La première secondaire est concernée en Communauté flamande, la deuxième secondaire en Communauté française.

France : toute nouvelle vaccination est réalisée avec Gardasil 9, selon l’Assurance Maladie.

En Belgique, la recommandation générale concerne les filles et les garçons de 9 à 14 ans inclus. Le programme fournit Gardasil 9, un vaccin nonavalent, et prévoit un rattrapage individuel de 15 à 26 ans inclus, selon Vaccination Info.

En Communauté française, la vaccination scolaire est proposée à 13-14 ans, en deuxième secondaire ou en première différenciée. Le programme fournit gratuitement le vaccin jusqu’à 18 ans inclus, notamment par l’intermédiaire des équipes de Promotion de la Santé à l’École.

En Communauté flamande, la brochure de juillet 2026 place Gardasil 9 à 12 ans dans le calendrier. La vaccination scolaire par le CLB est gratuite et nécessite l’accord parental. Chez un généraliste ou un pédiatre, la consultation peut être payante. Cette brochure ne fournit pas le nombre ni l’intervalle des doses HPV : ce point flamand n’est pas établi par une source datée retenue ici.

Chez les 15 à 18 ans, le CBIP mentionne aussi un schéma alternatif de deux doses et précise qu’il est hors RCP.

En France, la campagne documentée concerne les collégiens de 5e et de 4e à partir de janvier 2026. La vaccination scolaire est gratuite, volontaire et soumise à l’autorisation des deux parents. En dehors de ce dispositif gratuit, le vaccin est remboursé à 65 % par l’Assurance Maladie pour les 11 à 26 ans ; le complément peut relever de la mutuelle.

Le rattrapage va jusqu’à 26 ans inclus

Après les premiers rapports, l’âge du rattrapage reste celui indiqué par les règles du pays. En Belgique, le CBIP indique qu’une vaccination individuelle est envisageable de 15 à 26 ans inclus. En France, l’Assurance Maladie prévoit trois doses pour les femmes et les hommes de 15 à 26 ans inclus.

La page de Vaccination Info de la Fédération Wallonie-Bruxelles décrit deux doses à six mois d’intervalle jusqu’à 18 ans inclus. Les deux chiffres coexistent sans se contredire : la notice prévoit trois doses à partir de 15 ans, tandis que le programme de vaccination en applique deux jusqu’à 18 ans inclus. C’est le programme qui détermine ce qui est effectivement administré et pris en charge à l’école. Elle distingue ce schéma de la notice, qui prévoit trois doses à partir de 15 ans. Pour le rattrapage de 19 à 26 ans, elle documente trois doses à 0, 1 ou 2, puis 6 mois. Les personnes immunodéprimées reçoivent trois doses. Ces schémas documentés ne constituent pas une prescription individuelle.

En Belgique, le remboursement est distinct de la gratuité scolaire. Depuis le 1er juin 2026, un remboursement est annoncé pour les 19 à 30 ans, et jusqu’à 45 ans pour certains groupes à risque.

Le bénéfice observé concerne une vaccination commencée avant 16 ans

Une revue observationnelle présentée par Cochrane rapporte un risque de cancer du col inférieur de 80 % chez les filles vaccinées à 16 ans ou avant, comparativement aux non-vaccinées. Ce résultat porte sur les programmes et les vaccins étudiés, et non exclusivement sur Gardasil 9.

La vaccination prévient les infections par les HPV ciblés ainsi que les lésions précancéreuses, certains cancers et les verrues associés. Elle ne couvre pas tous les HPV et ne remplace pas le dépistage du cancer du col.

Les condylomes et leur traitement font l’objet d’une fiche distincte. Les autres infections sexuellement transmissibles sont réunies là où le dépistage se demande infection par infection.

Les données de couverture ne sont pas interchangeables entre les pays. En Flandre, l’enquête de 2020 publiée en 2023 rapporte, pour la deuxième dose, 84,3 % chez les filles et 77,3 % chez les garçons. Ces chiffres sont historiques et ne constituent pas la dernière couverture belge. Une mesure plus récente pour la Communauté française et la Communauté flamande n’est pas établie par les documents ouverts retenus ici.

En France, les données nationales 2025 indiquent, pour la France entière hors Mayotte, au moins une dose à 15 ans chez 61,6 % des filles et 46,0 % des garçons. Pour deux doses à 16 ans, les valeurs sont de 50,7 % chez les filles et 32,1 % chez les garçons. Il s’agit des valeurs nationales du bulletin, et non de celles de la seule région Centre-Val de Loire.

La vaccination ne remplace pas le dépistage du col

Depuis le 1er janvier 2025, en Belgique, le dépistage de routine repose sur la cytologie de 25 à 29 ans, toutes les trois années civiles, puis sur le test HPV primaire de 30 à 64 ans, toutes les cinq années civiles. L’INAMI décrit ces règles de dépistage séparément de la vaccination.

Pour la France, le calendrier du dépistage après une cytologie normale précise les intervalles du test HPV et les suites selon le résultat.

Le test HPV et la cytologie du col suivent donc un calendrier propre au dépistage. Les lieux de dépistage gratuits en Belgique et en France précisent les modalités d’accès.

Sources

  1. CBIP, 12. Immunité (10 septembre 2026)
  2. Assurance Maladie, Prévenir le cancer du col de l’utérus : vaccination HPV et frottis de dépistage (11 mai 2026)
  3. Cochrane, New research confirms HPV vaccination prevents cervical cancer (24 novembre 2025)
  4. INAMI, Détection du cancer du col de l’utérus en Belgique : Introduction du test HPV comme test de dépistage primaire (13 décembre 2024)
  5. Assurance Maladie, Dépistage organisé du cancer du col de l’utérus (21 avril 2026)
  6. Programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles / ONE, Infections à papillomavirus humains (HPV) (mise à jour : 11 juin 2026)
  7. Communauté flamande, Departement Zorg, Omdat je wil spelen met je kinderen, niet met hun gezondheid. Folder (publication : juillet 2026)
  8. Departement Zorg, Vlaams infectieziektebulletin, Vaccinatiegraad in Vlaanderen in 2020 (publication : 2023, numéro 2023/1)
  9. Assurance Maladie, La vaccination contre les papillomavirus humains (23 février 2026)
  10. Assurance Maladie, Les vaccins recommandés (22 mai 2026)
  11. Santé publique France, Vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes — Données 2025 (publication : 27 avril 2026)