Des règles deux fois plus abondantes que d’habitude, ou qui durent plus de 8 jours. L’un ou l’autre suffit : l’Organisation mondiale de la santé parle alors de saignement abondant ou prolongé, et c’est un motif de consultation. Le CBIP retient plusieurs traitements, dont le DIU au lévonorgestrel pour la ménorragie idiopathique.

Deux repères, pris séparément
- La quantité devient deux fois plus abondante que d’habitude.
- La durée dépasse 8 jours.
Il n’est pas nécessaire que les deux soient réunis. L’Organisation mondiale de la santé retient l’un ou l’autre. La consultation sert ensuite à chercher la cause, puis à discuter un traitement.
Le DIU hormonal est le traitement le plus documenté
Le CBIP retient la ménorragie idiopathique comme indication du DIU au lévonorgestrel. Certaines pilules estroprogestatives portent aussi les ménorragies parmi leurs indications, et les ménorragies idiopathiques figurent dans les indications générales des progestatifs, avec un renvoi au même dispositif. Le choix entre ces options se discute en consultation.
Ce que le lévonorgestrel change aux règles
Le dispositif provoque une atrophie de l’endomètre. Les règles diminuent nettement, parfois jusqu’à disparaître : jusqu’à 30 % des utilisatrices n’ont plus aucun saignement. Pour les profils de saignement selon le modèle, et pour les premières semaines après la pose, les saignements sont irréguliers les trois premiers cycles avant de se réduire.
5 ans pour les saignements, 8 ans en contraception
Le même dispositif n’a pas la même durée selon ce pour quoi il est posé. Pour les saignements menstruels abondants, le CBIP donne 5 ans à Levonortis, Levosert et Mirena. Dans l’indication contraceptive, Levosert et Mirena montent à 8 ans. Notez donc l’indication retenue le jour de la pose : le dispositif intra-utérin hormonal et ses durées selon l’indication ne se lit pas avec le seul nom du modèle.
Le cuivre va dans l’autre sens
Avec un DIU au cuivre, les menstruations deviennent plus importantes, plus longues et plus douloureuses. Surtout pendant les trois premiers cycles. Le CBIP sépare nettement les deux dispositifs sur ce point.
Ce qui se vérifie avant une pose
Cette page ne dit pas d’où viennent vos saignements. Avant la pose d’un DIU, le CBIP écarte la grossesse, les infections, les anomalies ou tumeurs gynécologiques et les saignements vaginaux inexpliqués. Pour le DIU au lévonorgestrel s’ajoutent un cancer du sein présent ou passé, une insuffisance hépatique, des tumeurs du foie et les affections hépatiques aiguës.
Les questions sur le cycle, l’ovulation et la fertilité portent sur d’autres aspects du cycle. Le traitement hormonal de la ménopause répond à une autre indication.
À demander au rendez-vous
Demandez si une ménorragie idiopathique est retenue, et quelle durée d’action s’applique au DIU au lévonorgestrel proposé.
Sources
- CBIP/BCFI, Répertoire Commenté des Médicaments, chapitre 6 « Gynéco-obstétrique » (version du 10/09/2026)
- Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning: A Global Handbook for Providers (2022)