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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE · SOURCES DATÉES

Patch contraceptif : schéma, décollement, limites

CONTRACEPTION Mis à jour le 17 septembre 2026

Le patch contraceptif se porte jour et nuit, avec un changement tous les 7 jours pendant 3 semaines, puis une pause de 7 jours. En cas de décollement, moins de 24 heures ne demande pas de méthode de secours, tandis que plus de 48 heures impose un nouveau patch et 7 jours de secours. L’efficacité annoncée est de 99,7 % en usage parfait et de 91 % dans la vie de tous les jours, avec une baisse possible au-delà de 90 kg.

Le patch suit un rythme de trois semaines puis 7 jours de pause

Le CBIP décrit une application par semaine pendant 3 semaines, suivie d’une pause thérapeutique d’une semaine. La brochure d’O’YES précise qu’un patch reste en place 7 jours et qu’après le troisième patch, une pause de 7 jours précède la pose d’un nouveau patch.

Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé et de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health indique que le patch se porte jour et nuit. En Belgique, ce dispositif est aussi appelé timbre contraceptif. Ce rythme diffère de celui de l’anneau vaginal, porté 3 semaines avant une période sans anneau.

Le décollement impose une conduite selon sa durée

La brochure d’O’YES indique de mettre un nouveau patch lorsque le patch ne colle plus. Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé et de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health distingue la conduite selon la durée du décollement.

Conduites selon la durée du décollement, d’après le manuel de l’Organisation mondiale de la santé et de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health.
Durée du décollement Conduite indiquée
Moins de 24 heures Le même patch peut être réutilisé. Aucune méthode de secours n’est nécessaire.
De 24 à 48 heures
Plus de 48 heures Un nouveau patch est mis dès que possible. Une méthode de secours est utilisée pendant les 7 jours suivants. En semaine 3, la semaine sans patch est supprimée.

Au-delà de 90 kg, le CBIP signale une baisse possible

Le CBIP indique qu’une diminution d’efficacité du patch est possible chez les femmes pesant plus de 90 kg, sans en préciser l’ampleur.

Cette page ne remplace pas une consultation médicale. Pour situer le patch parmi les autres méthodes, le calendrier que chaque méthode impose est le critère qui les sépare le plus nettement.

L’efficacité varie selon les conditions d’utilisation

La brochure d’O’YES indique une efficacité de 99,7 % dans des conditions d’utilisation parfaites et de 91 % dans la vie de tous les jours.

Les hormones du patch passent directement dans le sang. La diarrhée ou les vomissements n’altèrent donc pas la protection contraceptive, selon la brochure d’O’YES.

Le risque veineux est celui d’une association estroprogestative transdermique

Le patch fait partie des associations estroprogestatives transdermiques. À ce titre, le CBIP indique que leur risque de thromboembolie veineuse est probablement comparable à celui des contraceptifs de troisième génération. Le risque veineux des contraceptifs combinés concerne cette même question de sécurité.

Le patch ne protège pas des infections sexuellement transmissibles

Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé indique que le patch combiné n’offre aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles. Les préservatifs masculins réduisent le risque de nombreuses infections lorsqu’ils sont utilisés constamment et correctement, notamment celles transmises par les sécrétions, comme le VIH, la gonorrhée et la chlamydia.

Les informations sur le coût et le remboursement figurent dans la page sur les prix des contraceptions.

Sources

  1. CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (Version : 10/09/2026)
  2. O’YES ASBL, Mon contraceptif, 10 infos clés (Édition 2023)
  3. Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning : A Global Handbook for Providers (édition 2022)