La gonorrhée se recherche par un examen complémentaire qui vise Neisseria gonorrhoeae, le gonocoque. Elle peut être détectée sans symptôme. Pour une urétrite ou une cervicite, le CBIP préfère attendre le résultat, sauf si la gravité des symptômes ou une autre raison ne permet pas d’attendre, auquel cas le traitement commence après le prélèvement. Le schéma indiqué repose sur la ceftriaxone intramusculaire, avec une couverture de Chlamydia dans le traitement empirique.

Le dépistage établit la présence du gonocoque
Dans un examen complémentaire, le dépistage recherche Neisseria gonorrhoeae, le gonocoque. Le gonocoque peut être détecté sans symptôme. Pour une urétrite ou une cervicite, le CBIP préfère attendre le résultat. Le CBIP ne précise pas ici les sites anatomiques à prélever.
Le CBIP ne détaille pas tous les sites de prélèvement
Avant le prélèvement, une question utile est simple : « Quels sites seront examinés ? »
La réponse doit venir du professionnel qui organise le dépistage.
Les options de dépistage selon le pays sont présentées dans les lieux où réaliser un dépistage. Les repères sur les IST et le dépistage replacent cette démarche dans la santé sexuelle.
Les signes peuvent manquer
Un écoulement ou une brûlure chez l’homme appelle une orientation décrite dans la conduite à tenir devant ces symptômes.
Après un contact à risque, un autre prélèvement peut être effectué deux semaines après un test négatif. Le CBIP indique ce délai comme fenêtre sérologique.
Le traitement dépend du résultat et de l’urgence
Pour une urétrite ou une cervicite, le CBIP indique qu’il est préférable d’attendre les résultats de l’examen complémentaire.
Lorsque la gravité des symptômes ou une autre raison ne permet pas d’attendre, le traitement empirique commence immédiatement après le prélèvement.
Dans ce traitement de l’urétrite, la doxycycline orale, 100 mg deux fois par jour pendant 7 jours, est associée à la ceftriaxone intramusculaire, 1 g en dose unique.
En cas de contre-indication à la doxycycline, l’azithromycine orale, 1 g en dose unique, remplace la doxycycline dans cette association.
Une fois Neisseria gonorrhoeae identifié, le CBIP indique la ceftriaxone intramusculaire, 1 g en dose unique.
Le même schéma s’applique à une infection à gonocoque sans symptôme détectée au dépistage et au traitement d’un partenaire.
L’association couvre aussi l’hypothèse de Chlamydia
Une urétrite peut impliquer aussi bien le gonocoque que Chlamydia.
Le traitement empirique associe donc la ceftriaxone à la doxycycline ou à l’azithromycine. Le CBIP indique un traitement lorsque le test de Chlamydia ou du gonocoque est positif.
Les deux infections sont distinguées dans les indications de dépistage et de traitement de Chlamydia.
Les résistances expliquent l’abandon des quinolones
Le CBIP décrit une forte augmentation des souches de Neisseria gonorrhoeae résistantes aux quinolones.
Lors du contact de certains micro-organismes avec de faibles concentrations de quinolones, une résistance apparaît rapidement.
La résistance est croisée entre les différentes quinolones.
Pour une infection à gonocoque, le schéma étiologique indiqué par le CBIP est la ceftriaxone intramusculaire, 1 g en dose unique.
Le conseil est ancien. Ce conseil, fondé sur une quinolone, ne correspond donc pas au schéma indiqué.
Après le traitement : contacts et partenaires
Le CBIP indique d’éviter tout contact sexuel non protégé, oral, vaginal ou anal, pendant une semaine après le début du traitement de l’urétrite ou de la cervicite.
Si les symptômes persistent après le traitement, un examen de contrôle est prévu. Il faut alors vérifier l’achèvement du traitement initial et l’absence de recontamination ou de nouvelle contamination.
Le CBIP ne décrit pas de contrôle microbiologique systématique lorsque les symptômes ont disparu.
Pour un homme qui présente des symptômes, l’annonce du diagnostic concerne tous les partenaires des 4 à 6 semaines précédant leur apparition.
Sans symptômes chez l’homme, elle concerne tous les partenaires des 6 mois précédents.
Chez la femme, avec ou sans symptômes, elle concerne l’ensemble des partenaires des 6 mois précédents.
Sources
- CBIP/BCFI, 11. Infections (version du 01/09/2026)