L’hépatite B est une infection virale du foie, transmissible sexuellement et souvent silencieuse. Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé et de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health indique que le vaccin prévient l’infection et qu’il est habituellement administré aux nouveau-nés et aux enfants. Pour vérifier une vaccination ancienne, demandez au médecin ou à la médecine préventive quelle évaluation réaliser : cette page ne remplace pas une consultation médicale.

La transmission sexuelle de l’hépatite B est établie
Le manuel de l’Organisation mondiale de la santé et de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health cite les rapports vaginaux et anaux, les rapports sexuels oraux et le passage du pénis à la bouche. Il cite aussi d’autres voies, dont la transmission de la mère à l’enfant et la transfusion de sang contaminé.
La forme chronique active et ses traitements
Selon le manuel de l’OMS et de Johns Hopkins, l’hépatite B appartient aux infections virales et n’est pas curable. Le CBIP cite des traitements utilisés notamment dans l’hépatite B chronique active. Ce sont des marqueurs biologiques qui séparent une infection aiguë, une infection chronique active et un portage inactif : c’est la prise de sang, et elle seule, qui situe une personne parmi ces trois cas.
En Belgique, deux doses puis un rappel
La valence hépatite B est comprise dans le vaccin hexavalent du nourrisson. Depuis le calendrier
révisé en 2026, une dose est administrée à 8 semaines et une à 16 semaines,
la dose prévue à 12 semaines ayant été supprimée. Le rappel est avancé à 12 mois, au lieu
de 13 à 15 mois auparavant.
Ce vaccin de base est fourni gratuitement par les Communautés. Pour un nouveau-né dont la mère est
porteuse de l’antigène HBs, la première dose se donne dans les 12 heures suivant la
naissance, avec des immunoglobulines administrées à un autre site.
Qui est vacciné en priorité
Le manuel recommande la vaccination des adolescents et des adultes présentant un risque accru d’infection. Il cite notamment les situations suivantes :
- Les personnes vivant avec le VIH
- Les proches et les partenaires sexuels d’une personne porteuse d’une infection chronique par le virus de l’hépatite B
- Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
- Les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels
- Les personnes détenues
- Les personnes qui s’injectent des drogues
Ces situations ne recoupent pas celles de la vaccination contre le HPV, qui vise une autre infection et se décide à d’autres âges. Recevoir l’une ne dispense pas de l’autre.
Positif, négatif : la suite n’est pas la même
Lorsque le dépistage des infections sexuellement transmissibles est disponible, le manuel de l’OMS et de Johns Hopkins recommande de proposer celui de l’hépatite B, de préférence avec des tests rapides réalisables pendant la même visite.
- Résultat positif : le manuel recommande une orientation vers une évaluation de l’admissibilité au traitement.
- Résultat négatif : il indique d’envisager la vaccination contre l’hépatite B lorsqu’elle est recommandée et disponible.
En Belgique, puis en France, les lieux de dépistage sont regroupés sous les adresses de dépistage selon le pays. Lorsque le dépistage des IST est proposé, le dépistage du VIH peut être abordé dans le même échange.
Le préservatif et l’hépatite B
L’hépatite B se transmet lors des rapports sexuels, mais aucun chiffre d’efficacité du préservatif contre cette infection précise n’est établi. Le préservatif reste la seule méthode qui protège à la fois d’une grossesse et des infections : aucune autre contraception ne couvre les deux. Les autres infections ont chacune leur prélèvement et leur calendrier : un dépistage se demande en nommant sa cible.
Sources
- CBIP/BCFI, Nouveau calendrier vaccinal de base chez les nourrissons et les enfants (23/07/2026), d’après l’avis CSS 9761
- Organisation mondiale de la santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning : A Global Handbook for Providers (2022)
- CBIP/BCFI, 11. Infections (version du 01/09/2026)