L’endométriose est la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. L’OMS et le CBIP décrivent des traitements qui ciblent des symptômes, surtout les douleurs pelviennes et les saignements irréguliers. Aucun de ces traitements ne guérit les lésions, et aucun n’améliore la fertilité.
Les traitements visent surtout les symptômes
Les traitements décrits visent une baisse des symptômes, sans établir une guérison des lésions. L’OMS rapporte une baisse des douleurs pelviennes et des saignements irréguliers avec le DMPA et le DIU au lévonorgestrel. Le CBIP rapporte aussi une baisse de la dysménorrhée et des douleurs pelviennes non menstruelles avec l’association rélugolix-estradiol-noréthistérone, comparée au placebo.
L’endométriose associe tissu hors de l’utérus et symptômes
Selon l’OMS, du tissu endométrial peut se fixer aux organes reproducteurs ou à d’autres organes de la cavité abdominale. L’endométriose peut provoquer des douleurs pelviennes et altérer la fertilité. Les saignements irréguliers figurent aussi parmi les symptômes cités par l’OMS.
Les traitements cités appartiennent à plusieurs familles
Le CBIP indique que les associations estroprogestatives sont utilisées dans l’endométriose. Il cite aussi l’endométriose parmi les indications des progestatifs. Pour le diénogest, il ne rapporte pas de plus-value par rapport aux autres progestatifs et répertorie des spécialités dosées à 2 mg une fois par jour.
- DMPA : l’OMS indique une réduction des douleurs pelviennes et des saignements irréguliers.
- DIU au lévonorgestrel : l’OMS indique une réduction de ces symptômes et précise qu’il peut contribuer au traitement de l’endométriose.
- Association rélugolix-estradiol-noréthistérone : le CBIP la mentionne pour les symptômes modérés à sévères chez des femmes ayant reçu un traitement médical ou chirurgical de l’endométriose. Face au placebo, elle diminue la dysménorrhée et les douleurs pelviennes non menstruelles.
Deux objectifs à séparer : pour l’association rélugolix-estradiol-noréthistérone, le CBIP indique un effet sur les symptômes et une efficacité contraceptive après au moins un mois d’utilisation. Ces deux effets ne répondent pas à la même question.
Les questions d’usage contraceptif portent sur le rythme d’une contraception injectable et la pose d’un stérilet hormonal et son effet sur les règles. Pour une association estroprogestative, la discussion inclut aussi les situations où une pilule combinée est déconseillée.
L’OMS et le CBIP n’établissent pas ces résultats
L’OMS et le CBIP n’établissent pas les résultats suivants :
- Guérir les lésions d’endométriose.
- Restaurer ou améliorer la fertilité.
- Comparer directement une association estroprogestative, un progestatif oral, le DMPA et le DIU au lévonorgestrel pour la douleur.
- Chiffrer la réponse antalgique pour les associations estroprogestatives, le DMPA ou le DIU au lévonorgestrel.
Pour l’association rélugolix-estradiol-noréthistérone, le CBIP ne rapporte pas de comparaison avec un autre traitement de l’endométriose. Dans la comparaison au placebo, le maintien de l’effet au-delà de 6 mois était inconnu. Une étude d’extension non contrôlée a montré un maintien de l’efficacité à 2 ans.
Le retentissement de la douleur se prépare à part
Notez séparément les conséquences de la douleur et les changements des saignements avant le rendez-vous. Pour la douleur, les repères de retentissement des règles donnent un cadre concret ; les éléments à préciser en cas de règles abondantes complètent la description des saignements.
Un projet de grossesse se discute séparément
Une fertilité altérée fait partie des conséquences citées par l’OMS. Le projet de grossesse pose une question distincte de celle des symptômes. Demandez au médecin quel objectif est retenu pour le traitement proposé lorsqu’un projet de grossesse existe. Les éléments à noter avant un rendez-vous de fertilité préparent cette question. Le exploration d’une fertilité altérée fournissent le cadre général de la discussion. Cette page ne remplace pas une consultation médicale.
Sources
- Organisation mondiale de la Santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning: A Global Handbook for Providers, 2022 Edition (2022)
- CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (10/09/2026)
