La périménopause est une période où les cycles deviennent irréguliers. La ménopause correspond à l’arrêt de l’ovulation, et la contraception reste nécessaire jusqu’à 12 mois consécutifs sans aucun saignement, repère retenu par l’OMS. Une grossesse reste donc possible avant ce repère.
La contraception reste nécessaire jusqu’à 12 mois sans saignement
L’OMS retient 12 mois consécutifs sans aucun saignement comme repère. Avant ce terme, des cycles irréguliers ne suffisent pas à établir la ménopause. Les méthodes hormonales peuvent modifier les saignements et rendre ce repère difficile à identifier. L’âge seul ne restreint aucune méthode contraceptive, mais une affection médicale peut limiter le choix.
La périménopause précède l’arrêt de l’ovulation
À l’approche de la ménopause, les saignements ne surviennent plus chaque mois de façon régulière. La ménopause survient habituellement entre 45 et 55 ans. Environ la moitié des femmes l’ont atteinte à 50 ans et environ 96 % à 55 ans, selon l’OMS.
Avant, pendant et après la ménopause, l’OMS cite les bouffées de chaleur, la transpiration excessive, les difficultés à retenir les urines, la sécheresse vaginale pouvant rendre les rapports douloureux et les troubles du sommeil. Ce qui se mesure encore sur un cycle reste distinct du seuil des 12 mois.
Les méthodes contraceptives n’offrent pas toutes le même repère
L’OMS précise plusieurs points pour la contraception :
- Méthodes fondées sur la connaissance de la fertilité : l’irrégularité des cycles les rend plus difficiles à utiliser de manière fiable.
- DIU au cuivre : ce dispositif peut rester en place jusqu’après la ménopause. L’OMS situe son retrait 12 mois après le dernier saignement mensuel.
- Stérilet hormonal : le DIU au lévonorgestrel peut contribuer au traitement des troubles menstruels de la périménopause.
- DIU, pose et maintien : les taux d’expulsion diminuent avec l’âge et sont les plus faibles chez les femmes de plus de 40 ans.
Les critères d’efficacité et de contraintes figurent dans la comparaison des méthodes contraceptives.
Le tabac et les migraines restreignent certaines méthodes
Certaines méthodes combinées sont exclues par l’OMS dans des situations précises :
- Le tabac à partir de 35 ans exclut les contraceptifs oraux combinés, le patch et l’anneau vaginal combiné.
- Une consommation d’au moins 15 cigarettes par jour exclut aussi, selon l’OMS, les injectables mensuels combinés chez les femmes de 35 ans ou plus qui fument.
- Une migraine, avec ou sans aura, chez une femme de 35 ans ou plus exclut les contraceptifs oraux combinés, les injectables mensuels, le patch et l’anneau combiné.
L’absence et l’abondance des saignements posent deux questions différentes
Un intervalle plus long entre deux saignements ne correspond pas, à lui seul, au seuil de 12 mois consécutifs sans aucun saignement. L’absence de règles et l’abondance des saignements posent ensuite des questions différentes. Les causes recherchées en cas d’absence de règles et le seuil de consultation pour des règles abondantes sont traités séparément.
Le traitement hormonal de la ménopause n’est pas contraceptif
Les associations estroprogestatives destinées à soulager les symptômes après la ménopause n’inhibent pas l’ovulation. Elles ne peuvent pas servir de contraception. Le traitement retenu par le CBIP pour les symptômes vasomoteurs sévères est présenté avec ses indications.
Un traitement par estrogènes commencé en périménopause et limité à la période des symptômes liés à la ménopause semble sûr selon le CBIP et ne semble pas augmenter le risque de cancer du sein. Les preuves d’efficacité d’un traitement hormonal systémique sur les symptômes psychologiques et cognitifs sont limitées.
Les précautions liées aux antécédents dépressifs et les situations dans lesquelles un traitement hormonal n’est pas indiqué sont détaillées avec les situations qui écartent un traitement hormonal.
Les troubles du sommeil font aussi partie des manifestations possibles
Les troubles du sommeil figurent parmi les manifestations citées par l’OMS avant, pendant et après la ménopause. Le dossier lumière, mélatonine et horloge biologique et la position des autorités sanitaires sur la mélatonine portent sur le sommeil général, non sur la périménopause en particulier.
La poursuite de la contraception se discute avec le médecin
Vous pouvez demander jusqu’à quel repère maintenir la contraception lorsque les saignements deviennent irréguliers, et quelles affections médicales éventuelles limitent le choix de la méthode. Ces repères ne remplacent pas une consultation. La préparation d’une consultation de fertilité aide à formuler ces questions.
Sources
- Organisation mondiale de la Santé et Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Family Planning : A Global Handbook for Providers, 2022 Edition (2022)
- CBIP/BCFI, 6. Gynéco-obstétrique (10/09/2026)
